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LES AUTELS
Canton: Rozoy sur Serre
Arrondissement: LAON
Variante: Les Hôtels vers 1792
Ancien nom: Altaria (1190)
Autels-les-Disy (1506)
Les Hotels (1724)
Population: 75
Patron:
Lien:
Mairie: 2 rue Château
02360 LES AUTELS
Tél : 03.23.97.63.49
Jeudi : de 14h00 à 16h00
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Mairie -A.Demolder
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Village de l'ancienne Thiérache, situé dans une plaine élevée et ondulée, à 55 k. au nord-est de Laon, autrefois de la généralité de Soissons, des bailliage, élection et diocèse de Laon, aujourd'hui du canton de Rozoy, arrondissement de Laon, diocèse de Soissons.
Château démoli sous la révolution L'emplacement où s'élève aujourd'hui le village des Autels, était encore désert et couvert de bois au milieu du 12è siècle. Roger, seigneur de Rozoy, à qui il appartenait alors, l'ayant donné en 1190 à l'abbaye de St Martin de Laon, les moines de cette maison religieuse songèrent aussitôt à y construire un village, et proposèrent au seigneur de Rozoy de s'unir à eux dans l'exécution de cette entreprise. Il fut d'abord convenu que, pour attirer les habitants dans ce nouveau village, on lui demanderait les franchises de Vervins. Le produit de la terre, des procès et des amendes dut être partagé par moitié ainsi que celui du moulin et du vivier. Les moines de St Martin se réservèrent de pouvoir y construire une maison à leur usage, avec jardin et courtil, lesquels demeureraient francs de toutes charges.Histoire du village des Autels

Extraits du livre « Le canton de Rozoy sur Serre » J.P.L. MIEN – édition 1865 biographie

Le village des Autels de l'ancienne Thiérache est situé sur une éminence à 11 kilomètres de Rozoy-sur-Serre et 54 kilomètres de Laon. Surface territoriale : 599 hectares Patron : Saint Nicolas, fête patronale le dimanche de la Trinité

Ce village fut construit en 1190 en un lieu jusque là désert et entièrement couvert de bois. Il fut constitué en commune la même année.

Par une charte de 1190, Guyon (Wido) abbé de l'église de Saint Martin de Laon et son chapitre « admettaient Roger, seigneur de Rozoy et ses héritiers à la participation et copropriété de leur possession des Autels pour y faire un village soumis à la coutume de Vervins, au taux des redevances de Rozoy et partager par moitié avec eux toutes les rentes, droits de justice, amendes et tous autres revenus et avantages quelconques, à l'exception seulement des droits ecclésiastiques auxquels le seigneur de Rozoy et les siens ne devaient point prendre part. »

Par la même charte, il fut convenu qu'un moulin avec vivier et grange pour les terrages et autres produits serait construit à frais communs.

Le mayeur ou maire devait jurer sur les saints Autels de garder fidèlement les intérêts communs, ainsi que le gardien du moulin et celui de la grange ne pouvaient être nommés ou révoqués qu'avec le consentement des parties contractantes.

L'abbaye de Saint Martin de Laon se réservait le droit d'avoir, à l'endroit qui lui conviendrait le mieux, une maison avec jardin, courtil, pré de quatre fauchées et les bâtiments nécessaires, le tout franc de charges et d'impôts.

On lit dans la charte : « Et moi, Nicolas, sire de Rumigny, fais savoir à tous, présents et à venir, que Julienne ma soeur, et mon neveu Roger, sire de Rozoy, ainsi que son frère Nicolas placés sous ma tutelle, ont promis par mon organe, d'observer de bonne foi le partage auquel ils viennent d'être admis et de le sceller de leurs sceaux. » « Moi aussi, j'ai promis d'exécuter loyalement la présente convention aussitôt que je serai relevé de la sentence d'excommunication qui a été prononcée contre moi. »

C'est ce qu'ont aussi juré Pierre de Soyze, Gobert de Seguin Viney, Hugues d'Ogny de Berlize et Anselme de Chaourse, chevaliers, l'an de l'Incarnation du Verbe 1190.

En 1215, l'abbaye de Saint Martin de Laon cédait au seigneur de Rozoy tous ses droits à la seigneurie des Autels « moyennant treize muids de froment à prendre sur la part dudit seigneur dans le terrage de Renneville commun entre eux et qui devait être perçu par leur maire commun. »

En 1216, Nicolas de Rumigny, deuxième du nom, cédait par échange à Roger de Rozoy tous ses droits sur les champs des Autels.

Il y avait autrefois aux Autels une maladrerie ou léproserie qui avait cessé d'exister à la fin du XVIIᵉ siècle. Il en était fait mention en 1214 dans un acte de bornage en l'abbaye de Bonnefontaine et celle de Saint Martin de Laon.

Le sol de ce village est boisé, peu fertile et difficile à cultiver ; couvert d'arbres à fruits, il produit beaucoup de cidre dont la plus grande partie est livrée au commerce.

Parmi les lieux-dits, nous citerons : La Sablonnière, les fosses Moreau, le fond Macquigny, le fond Gernard, le jardin Germain, les fossés Gibeau, la terre Colas, la garenne Beaudoin, les terres Petit Jean, les Pachis, le jardin Fleury, Le Château, le pré Bernat, la fontaine de Haut-Camp et la pointe du chemin de Charleville.

L'ancienne abbaye de Bonnefontaine possédait environ cent cinquante arpents de terre au territoire des Autels.

Les registres paroissiaux commencent en l'année 1668 ; il y a une lacune de 1727 à 1748.

La paroisse de Saint Nicolas des Autels était une annexe de l'ancienne cure de Brunehamel.

La succursale érigée aux Autels par ordonnance épiscopale du 6 avril 1803 fut supprimée par décret impérial du 15 novembre 1811 et rétablie définitivement par ordonnance royale du 7 août 1847.

L'église n'a rien de remarquable, son portail a été reconstruit sans goût en 1671.

La fabrique possédait deux jallois de pré au lieu-dit « La Queue de l'Etang », sept arpents de terre et trois fauchées et demie de pré, tant à Beauregard, au Haut-Chemin, qu'auprès du village.

Les archives de la fabrique offrent un certain intérêt de curiosité locale. On y trouve le détail des recettes et de dépenses de l'église à une époque déjà éloignée de plus de deux siècles. On y voit, par exemple, la dépense de 32 sols 6 deniers pour le vin des communiants à Pâques en 1689 et 1690. À en juger par ce qui précède, la communion pascale sous les espèces du pain et du vin se pratiquait encore vers la fin du XVIIᵉ siècle.

Dans l'histoire du canton de Coucy le Château par M. l'Abbé Wernier on lit à la page 132 : « Les comptes de la fabrique de l'église de Bichancourt nous font connaître une coutume particulière qui fut en usage dans cette église jusqu'en 1635 : celle de présenter du vin aux fidèles après la communion, ainsi qu'un petit pain ou corneau. »

L'usage des corneaux et du vin, reste des agapes de la primitive église était-il généralisé à cette époque ? Il serait difficile de résoudre la question.

Les paroisses des Autels et de Bichancourt appartenaient à l'ancien diocèse de Laon. Il semble qu'à Bichancourt l'usage était de faire une collation légère après la communion dans certains jours solennels, au moins jusqu'en 1635, tandis qu'aux Autels la communion seulement se pratiquait encore en 1690 sous les deux espèces ; le pain et le vin, sans qu'il soit question de corneau.

1711 – Par bail du 30 juin, le chapitre de Rozoy avait loué à Jean Floquet et consorts ses droits de dîme aux Autels, moyennant une redevance annuelle de 75 livres 10 sols (archives de l'Aisne)

Faits locaux : 1739 : Doléances des Etats Généraux. « Notre commune des Hôtels contient x... le terroir contient environ 500 arpents de terre et environ 200 arpents de prés, environ 100 arpents de bois desquels 100 arpents de bois, 100 arpents de terre et 40 arpents de prés ou environ appartiennent au seigneur du lieu, de sorte qu'il en reste 400 arpents de terre et 160 arpents de prés aux habitants de notre communauté. »

Les droits seigneuriaux avec le droit de terrage au 15ᵉ et le droit de dîmes au 20ᵉ importent au moins la moitié de ce qui reste aux habitants.

Les deniers royaux comme le rôle de la taille, impositions accessoires et la capitation, le rôle du 20ᵉ, le rôle de la prestation représentative de la corvée le rôle du sel, les charges locales avec une somme due à l'état-major de Rocroi et une autre somme pour l'état-major des milices emportent la perte et au delà des productions de notre terroir.

L'agriculture tombe, on voit plusieurs contrées du terroir ne produire presque rien par faute de pouvoir être cultivées.

1791 – le 20 mars, le procureur de la commune lit dans l'église, à l'issue de la messe la lettre pastorale de l'évêque constitutionnel Marolle nouvellement élu. Le curé Deson avait refusé d'en donner lecture attendu, disait-il, que c'était des babioles.

Il est dénoncé comme étant réfractaire de son serment et perturbateur de l'ordre public.

1792 – le 2 mars, le citoyen Pierre Lemaire ci-devant chanoine de Rozoy, commissaire pour les vivres, procède à une enquête aux Autels sur la quantité de grain disponible. Il constate qu'il s'y trouve plus que 30 quartels de blé.

En 1793, des Marseillais, dits sans-culottes, satellites du gouvernement, poursuivant un système de dévastation et de terreur, pénètrent jusqu'au modeste village des Autels. Entrés dans le château, ils s'emparent de la bibliothèque et des archives ; ils s'apprêtent à en faire un feu de joie et ils ont l'originale fantaisie d'obliger le garde du domaine seigneurial à allumer lui-même ce feu. Mais la femme de ce garde, armée d'une barre de fer qu'elle avait fait rougir dans son four, repousse, en l'absence de son mari, ces sans-culottes au moment où ils ils entraient chez elle ; ils rebroussent chemin, la rage dans le coeur ; mais cependant les flammes ne tardèrent pas à consumer la riche bibliothèque et les titres dont on avait pu s'emparer au château.

1793 – La municipalité demande que l'une des deux cloches de l'église lui soit réservée pour annoncer les assemblées publiques et sonner la retraite du soir, afin de guider les voyageurs qui pourraient « dans ce pays de broussailles et de mauvais chemins » s'égarer pendant la nuit.

An II – Le 2 messidor, le citoyen Monseignat, commissaire du district de Laon, procède aux Autels à la vente des meubles de la ci-devant église, aujourd'hui Temple de la Raison.

An II – Le 5 ventôse, la municipalité déclare à l'administration du district de Laon « que les habitants des Autels sont dans la plus grande disette, qu'il n'y a plus de vivres dans le village, qu'elle craint des désordres et des excès de la part des malheureux affamés et que les citoyens de cette commune s'étant toujours montrés de bons républicains, elle espère que l'administration lui viendra en aide, en leur accordant des secours en subsistances. » En effet, des troubles n'ayant pas tardé à se produire, la municipalité s'adresse de nouveau à l'administration du district de Laon ; mais cette fois c'est pour lui annoncer que des bandes de délinquants armés se présentent journellement dans la commune, demandant impérativement de quoi assouvir leur faim dévorante et se livrent au pillage quand les habitants leur répondent qu'ils n'ont pas eux-mêmes de quoi vivre. Quatre jours après, le 13 germinal, un nouveau pillage a lieu « 50 individus armés, mourant de faim » se rendent pendant la nuit au moulin des Autels, y pillent le pain et le blé qui s'y trouvent, frappent le meunier et le menacent de mort. Néanmoins les réquisitions ne s'arrêtent pas et le pays est épuisé ; la sécurité est tellement en danger que le 7 ventôse an II un gendarme de Moncornet apporte aux Autels l'ordre d'y monter la garde tous les jours.

Octobre 1880 – bénédiction d'une nouvelle cloche. Le conseil municipal, en corps, assiste à cette cérémonie qui est rehaussée par le concours de la fanfare de Brunehamel. Le soir, un banquet de cinquante couverts réunissait à la mairie les invités de cette fête qui s'est terminée par des réjouissances publiques.

 
Hameaux :
  • Le Haut-chemin
  •  
    Lieux dit :
  • La ferme du moulin de Braye
  • La Barre
  • Le Moulin-Bataille
  • Beauregard
  • Le Point du jour
  • La ferme Navary
  •  
     
    Sources : Dictionnaire de Melleville
    Gencom
    INSEE
    Pages jaunes
      189
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