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BELLICOURT
Canton: Le Catelet
Arrondissement: SAINT QUENTIN
Variante:
Ancien nom: Blaincourt en 1230, Berenei curtis en 1204, Bernini curtis
Population: 657
Patron: Saint-Pierre-ès-Liens
Lien:
Mairie: place Charles de Gaulle
Tél : 03.23.09.51.79
mardi au samedi : 10-12H
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La mairie-Photo : M. Trannois
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Village de l'ancien Vermandois, situé dans une vaste plaine, à 62 km au N. O de Laon et 14 de Saint-Quentin, autrefois de l'intendance d'Amiens, des bailliage et élection de Saint-Quentin, du diocèse de Noyon, aujourd'hui du canton du Câtelet arrondissement de Saint-Quentin, diocèse de Soissons.
En 686, Bernicus, seigneur du lieu, ayant des démêlés avec le chapitre de Saint-Quentin, à propos de la propriété d'un bois, fut appelé en justice par les Chanoines. Bernicus fit une fausse déclaration et gagna son procès. Mais le propre patron des chanoines, St Quentin lui-même prenant alors la défense de ses protégés, apparut à Bernicus pendant son sommeil, lui reprocha vivement sa mauvaise action, et, voyant son opiniâtreté , lui pinça fortement le nez et disparut. Le lendemain à son réveil, Bernicus ayant oublié cette vision ou dédaignant de s'y arrêter, se mit, selon son habitude, à faire ses ablutions. Mais ô prodige ! son nez se détacha tout à coup et tomba dans le bassin qu'il tenait à la main.
-Cette sévère punition ne l'émut cependant pas encore. Il commanda tranquillement qu'on lui fit un nez d'argent et l'attacha avec des chaînettes d'or. Mais St Quentin lui apparut une seconde fois et lui reprocha avec une telle force son obstination dans le mal, que Bernicus, dans la crainte de subir un châtiment plus fâcheux encore que la perte de son nez, déclara enfin la vérité. Il fit ensuite pénitence et à sa mort, il laissa tous ses biens au chapitre de St Quentin. Le nez d'argent de Bernicus fut longtemps conservé dans le trésor de cette église, comme un témoignage de la puissante protection de son saint patron.
-La fondation de Bellicourt ne remonte toutefois qu'au 12ème siècle. Vers l'an 1119, un nommé Garemberg qui venait d'établir près de là, à Bony, une communauté de frères, ayant obtenu d'Oilard, mayeur de St-Quentin, quelques parcelles de ce terroir qui lui appartenaient, y fit construire une métairie autour de laquelle s'établit insensiblement le village actuel. De son côté le chapitre de St-Quentin, désireux de faciliter cet établissement naissant, abandonna à Garemberg, moyennant un cens annuel de 6 deniers, la propriété de quelques terres, avec la justice haute, moyenne et basse dans l'intérieur de la métairie.
-En 1204, les habitants de Bellicourt obtinrent une chartre de commune de leur seigneur Hugues, comte de Rethel, à des conditions fort onéreuses. Le comte garda le droit de capitation, le cens, le terrage, la chevauchée et les expéditions ; il dut recevoir annuellement un setier d'avoine de chaque propriétaire de maison, 2 sous de tout propriétaire de terre, plus 2 sous et 2 setiers d'avoine par chaque cheval, âne ou bœuf employés à la culture. Les habitants s'engagèrent à lui faire à leur frais quatre charrois par an, deux entre Marne et Oise, les deux autres dans l'intérieur de son comté seulement ; ils devaient encore garnir de matelas, d'oreillers et de couvertures son château, toutes les fois qu'il se rendait à Bellicourt ou au Catelet ; enfin s'il venait à être fait prisonnier, à créer son fils chevalier ou à marier sa fille, ils devaient lui payer à chaque fois une somme de trente livres.
-En échange de ces redevances, la morte main fut anoblie jusqu'à la troisième génération, et à la 4ème, les biens durent être partagés par moitié entre les héritiers et le seigneur. Celui-ci s'engagea à racheter de ses deniers tout habitant qui serait arrêté à cause de ses dettes personnelles, lui permettant s'il ne le faisait pas, de se mettre sous la protection d'un autre seigneur. Il promit de ne rien changer au jeu de dés en usage parmi les habitants, et permit aux étrangers de se fixer à Bellicourt. Enfin, il établit au choix des habitants, quatre jurés pour rendre la justice dont les points principaux furent fixés. Celui qui, sans preuve, appelait quelqu'un voleur, payait une amende de 5 sous, et celui qui insultait une femme, 30 deniers. Le sang répandu se soldait par une amende de 20 sous ; mais le meurtrier était remis à la merci du seigneur.
-En 1340, un bourgeois de St-Quentin nommé Anselme de Lambais, fonda à Bellicourt et dota de ses biens un hôpital qui prit son nom. Cet hôpital ayant été ruiné par les guerres, ses biens furent au 15ème siècle, donné en partie à l'hôpital de Buridan de St-Quentin ; avec l'autre partie, on fonda une chapelle à Bellicourt. Le nom de ce village rappelle que, dans l'origine, son territoire formait un fief appartenant à un nommé Bernin ou Bernicus. On sait en effet qu'un seigneur de ce nom le possédait au début du 7ème siècle, et cette connaissance est due à une assez étrange tradition.
 
Hameaux :
Riqueval
 
 
Sources : Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne. Melleville Fiche et photographies : Maryse Trannois
INSEE
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