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BOHAIN EN VERMANDOIS
Canton: Bohain en Vermandois
Arrondissement: SAINT QUENTIN
Variante: en Vermandois depuis le 01/06/1956
Ancien nom: Bohaing, Boheng, Silvestris hamus
Population: 6442
Patron: Saint Martin
Lien: http://www.bohainenvermandois.fr/
(Site officiel : )
Mairie: 1 place du Général de Gaulle
Tél : 03.23.07.55.55
lundi au vendredi : 8h30-12h30 et 13h30-17h30, samedi : 9-12H
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L'hôtel de ville -G.Destré
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Bourg de l'ancien Vermandois, bâti dans une plaine élevée et ondulée, à 58 km au nord de Laon et 22 de Saint-Quentin, autrefois de l'intendance d'Amiens, du bailliage de Saint-Quentin, de l'élection de Guise, du diocèse de Cambrai, aujourd'hui chef-lieu de canton, de l'arrondissement de Saint-Quentin, diocèse de Soissons.
Culture en 1760 : 1700 arpents de terres, 10 arpents de prés, 1000 arpents de bois.Le nom de ce village dérive du vieux mot Bos, synonyme de bois et de Hamus, hameau, comme qui dirait hameau des bois, ce qui confirme l'état ancien de ce pays, autrefois tout couvert de bois. Colliette prétend que Bohain fut construit au XIIème siècle, par Gilles de Saint-Aubert, son premier seigneur. Mais ce sentiment doit être erroné, car nous trouvons dès le milieu du XIème siècle, des particuliers qui prennent le titre de seigneurs de Bohain. Toutefois, il paraît bien certain que Gilles de Saint-Aubert fut le constructeur du château féodal qui s'élevait autrefois dans ce bourg. A cette époque, la terre de Bohain relevait en plein fief des comtes du Vermandois. En 1182, Gérard de Saint-Aubert, seigneur de Bohain, craignant de voir le roi Philippe-Auguste, réunir comme il le fit en effet, le Vermandois à la couronne de France, et voulant par un esprit d'indépendance plutôt que par la crainte de se voir dépouiller de ses domaines, se soustraire à l'autorité de ce prince, s'imagina de se déclarer l'homme lige de l'abbé de Vermand, et se plaça lui, sa terre et ses successeurs sous la suzeraineté de ces religieux. Plus tard, cette vassalité était devenue insupportable et humiliante aux possesseurs de Bohain, ils cherchèrent par plusieurs fois à s'y soustraire, mais toujours sans succès. Les Anglais saccagèrent Bohain en 1339, car ce bourg n'était point muni de moyens sans défense ; mais dans les premières années du XVème siècle, la terre de Bohain, qui portait dès lors le titre de châtellenie, étant passé par suite d'alliance dans les mains du connétable de Saint-Pol, ce seigneur fit entourer ce bourg de bonnes et solides murailles, et reconstruire le château. Les historiens célèbrent à l'envi la grandeur, la force et la magnificence de ce second château dont on voyait encore les ruines au milieu du XVIIIème siècle. Ces fortifications ne purent préserver Bohain des malheurs de la guerre. Attaqué et pris par les Bourguignons en 1479, il fut repris par les Français deux ans après. Les Anglais l'investirent de nouveau en 1523 et s'en rendirent maîtres sans coup férir étant parvenus à intimider le gouverneur ; mais bientôt après La Tremouille le reprit, et fit prisonnière la garnison. Les Impériaux s'en rendirent maîtres à leur tour en 1556. Ils en firent encore le siège sept ans après mais ne purent cette fois s'en emparer. Balagny le prit en 158. Bientôt après il tomba au pouvoir des Espagnols, une première fois en 1593, et une seconde fois en 1636. Turenne le leur reprit l'année suivante. Dans des temps plus rapprochés de nous, Bohain eut encore à souffrir des invasions étrangères. En 1793, après la prise de Valenciennes, l'ennemi s'empara de ce bourg et le livra au pillage. L'année suivante, il fut encore maltraité par les Autrichiens.
En 1760, Bohain était régi à la police par un maire héréditaire nommé par le seigneur du lieu ; aux causes civiles et criminelles par le bailli de ce seigneur avec appel au bailliage de Saint-Quentin, et aux bois par une vénerie particulière. A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, le textile est la principale économie de Bohain, mais la plupart de ces entreprises ont aujourd'hui disparu.
Bohain portait aux armes : de gueules, à la lettre B d'or, surmontée d'une couronne de même.
De la terre de Bohain relevaient autrefois neuf fiefs, dont celui de Sequehart était le plus important.
 
 
Sources : Dictionnaire Historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne. Melleville Fiche : S. Sartori Photographies : N. Debreux et S. Sartori
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