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BRAINE
Canton: Braine
Arrondissement: SOISSONS
Variante: BRAISNE-SUR-VESLE.
Ancien nom: Brana, Brena, ou Brema ad Vidulam.
Population: 2132
Patron: Saint Nicolas.
Lien: http://www.braine.fr/index.html
(Bienvenue sur le site officiel de la ville de BRAINE : )
Mairie: 30 Place Charles de Gaulle
02200 Braine
Tél : 03.23.74.10.40
lundi au jeudi : 8H30-12H et 14H-17H
vendredi : 8H30 - 12H et 14H - 18H
samedi : 10H-12H
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L'abbatiale- Maryse Trannois
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Ville de l'ancien Soissonnais, située dans la vallée et sur la rive droite de la Vesle, à 32 k. au sud de Laon et 22 à l'est de Soissons, autrefois de l'intendance des bailliage, élection et diocèse de cette ville, aujourd'hui chef-lieu de canton, de l'arrond. et diocèse de Soissons.
L'origine de Braine n'est pas encore bien connue, car si l'on ne peut plus soutenir aujourd'hui que cette ville fut bâtie par un chef gaulois nommé Brennus, ni qu'elle occupe l'emplacement de l'ancienne Bibrax de César, il n'est pas non plus bien démontré que l'on doive la regarder comme étant le Brennacum dont parle Grégoie de Tours. Tout ce qu'on peut dire de certain, c'est que dans les premiers temps de la monarchie française, la terre de Braine faisait partie du domaine royal, et qu'elle en fut détachée de bonne heure par quelque seigneur particulier. Dès le temps de Clovis, au 5e siècle, elle était possédée par les ancêtres de St Ouen, et celui-ci put la donner en l'année 683 à l'église de Rouen, qui y fit aussitôt bâtir un château-fort. Attaqué et pris par Hugues-le-Grand, duc de France, en l'année 931, ce château fut peu de temps après ruiné par Herbert, comte de Vermandois ; mais l'année suivante, Hugues le fit reconstruire. Ragenold, comte de Roucy, s'en empara à son tour en 949, et ne le rendit à Hugues-le-Grand que sur les instances du roi Louis-d'Outremer. Plus tard en 994, Hugues-Capet abandonna, dit-on, la terre de Braine aux comtes de Champagne, lesquels, à leur tour, paraissent n'avoir pas tardé à la donner en fief à des seigneurs particuliers. Braine fut en 1205 le théâtre d'une horrible exécution. Des gens, au nombre desquels figurait un peintre alors célèbre nommé Nicolas Perrot, ayant été accusés d'hérésie, y furent brûlés en présence du comte et de la comtesse de Braine. Cette ville fut pillée par les Anglais en 1339 et prise par les Bourguignons en 1422. Les Royalistes s'en emparèrent l'année suivante ; mais les Bourguignons la leur reprirent peu de temps après. Par suite de démêlés survenus entre la cour et le comte de Roucy et de Braine, en 1435, le connétable attaqua cette ville, mais fut repoussé. Elle fut prise par les protestants en 1567. En 1586, les habitants de Braine obtinrent du roi la permission de fermer de murs la ville et le faubourg de St-Remi. Ces travaux leur coûtèrent 600 écus d'or. Braine fut de nouveau attaqué en 1590 par les Ligueurs, qui consentirent néanmoins à s'éloigner pour une somme de 200 liv. ; ce qui ne les empêcha pas, trois ans après, de s'emparer par surprise de 12 des plus riches bourgeois de cette ville et de les mettre à la rançon. Enfin, celle-ci fut encore prise et pillée deux fois par les Espagnols, en 1650 et 1652. Quoi qu'en disent certains écrivains, la ville de Braine, ne paraît pas avoir jamais été érigée en commune.
Braine possédait autrefois trois établissements religieux, une abbaye et deux prieurés. L'abbaye nommée de St-Ived avait été fondée en 1130, et fut d'abord occupée par des religieux et des religieuses de Prémontré ; mais cette double communauté subsista peu de temps. L'église de cette maison, dont une partie existe encore, fut bâtie dans le courant du 12e siècle et dédiée en 1216. C'était un beau vaisseau admiré par les connaisseurs, ainsi que ces vitraux peints, présent, dit-on, d'une reine d'Angleterre. Elle renfermait autrefois un grand nombre de tombes magnifiques en marbre, en bronze et en cuivre, qui étaient celles des anciens comtes de Braine. Au moment de la révolution, l'abbaye de St-Ived ne comptait que 10 religieux. Son dernier abbé fut M. d'Haudoirs-d'Aigreville. Des deux prieurés, l'un dit de St-Remi était occupé par des moines de Cluni, dépendant de la Charité-sur-Loire ; l'autre par des religieuses bénédictines. Celui-ci fut fondé en 1647 par Robert De La Marck, duc de Bouillon et comte de Braine, qui lui donna les biens de l'hôpital et de la maladrerie établis depuis longtemps en cette ville. A la révolution on comptait 16 dames de choeur et 9 converses dans cet établissement religieux. L'origine de la maladrerie de Braine remontait vraisemblablement au 12e siècle. L'hôpital avait été fondé en 1201, par Agnès, comtesse de Braine. Braine possédait, avant la révolution, deux soeurs de Genlis affectées à l'instruction des filles pauvres de la ville. Elles y avaient été introduites en 1729. Une compagnie d'arquebusiers fut établie à Braine en 1619, par Henri De La Marck, duc de Bouillon et comte de Braine. Elle avait pour emblème un corbeau. On voyait autrefois une source minérale près de la porte de Châtillon dans cette ville. Plusieurs objets antiques ont été découverts à Braine au siècle dernier. En 1750, on y déterra à 30 pieds de profondeur, une agathe gravée, du genre de celles que l'on nomme abraxas. On y voyait d'un côté un personnage couronné, armé d'un poignard avec lequel il semblait vouloir frapper une sorte de satyre placé à sa gauche. Sept ans plus tard, on trouva encore dans la terre, sur l'emplacement de l'ancien château, deux pièces d'argent de Charlemagne.
Cette ville a vu naître plusieurs personnages renommés. Le malheureux Nicolas Perrot, dont nous avons déjà parlé, est un des plus anciens peintres indigènes dont le nom se soit sauvé de l'oubli. Guillaume de Braine, moine de St-Ived, a écrit des homélies aujourd'hui perdues. Pierre de Braine, autre moine de St-Ived, a aussi composé quelques ouvrages de piété. Baudoin de Braine fut abbé de St-Martin de Laon en 1430. Claude-Robert Jardel, antiquaire et naturaliste distingué, avait rassemblé de nombreux matériaux historiques sur son pays natal et collectionné tous les objets d'histoire naturelle du pays ; il mourut au commencement de ce siècle. A ces noms il convient d'ajouter ceux de tous les personnages illustres sortis des comtes de Braine et dont nous parlerons dans la liste suivante de ces seigneurs.
Braine était autrefois le chef-lieu d'un comté qui comprenait 3 baronnies, 3 vicomtés, 23 seigneuries et un plus grand nombre de fiefs. Il relevait du comté de Champagne et passait pour un des plus anciens du royaume. Il ne fut cependant pas érigé avant la première moitié du 12e siècle, car aucun de ces seigneurs ne prend le titre de comte avant cette époque.
On possède : Histoire de Braine et des ses environs, par Stanislas Prioux, 1846. Culture en 1760, 8 charrues, rapportant méteil et seigle, 45 arp. de vignes, 100 arp. de prés, 520 arp. de bois.
 
Lieux dit :
BAUCIS : Ferme située autrefois près de Braine, aujourd'hui détruite. Elle appartenait aux comtes de Braine, dont l'un, nommé Gautier, la donna en 1223, aux religieux de St Jean de Laon.
 
 
Sources : Dictionnaire Historique de Melleville, Pages jaunes, Wikipédia.
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