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CHÂTEAU THIERRY
Canton: Château-Thierry
Arrondissement: CHÂTEAU THIERRY
Variante:
Ancien nom: Castrum ou Castellum Theodorici. Chateau-Egalité, Égalité-sur-Marne (nom révolutionnaire).
Population: 15239
Patron: Deux paroisses, St Crépin et St Martin ; autrefois une 3e paroisse dans le château sous le vocable de N.-D.
Lien: http://www.ville-chateau-thierry.fr/
(Site de la ville : )
Mairie: 16 Place de l'Hôtel de Ville
02400 Château-Thierry
Tél : 03.23.84.86.86
lundi au vendredi : 9h-12h et 14h-16h30
Consultation archives municipales et documents généalogiques sur RDV : Tél : 03 23 84 86 86
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La Mairie - M.Trannois
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Ville de l'ancienne Brie pouilleuse, située sur la Marne, dans une heureuse situation, à 80 k. au sud de Laon, autrefois de l'intendance de Soissons, chef-lieu de bailliage et élection, diocèse de Soissons, aujourd'hui chef-lieu d'arrond. et de canton, du même diocèse.
Cette ville doit son origine à un château-fort bâti, on ne sait au juste, ni à quelle époque, ni par quel seigneur, sur un monticule sablonneux qui s'élève au nord de la ville, et dont l'enceinte de murailles existe encore. Au 10e siècle, ce château était en la possession d'Herbert II, comte de Vermandois, qui y fit enfermer Charles-le-Simple en l'année 923. Dix ans après, un concile se réunit dans ce château. Raoul, comte de France, pensant qu'il s'y tramait quelque chose contre ses intérêts, accourut en faire le siège et le prit ; mais Herbert parvint, peu après, à y rentrer par trahison. Le roi vint à son tour en faire le siège, et n'ayant pu l'emporter, se contenta de prendre quelques otages et s'éloigna. Mais il revint en 944, et cette fois il s'en empara. Deux ans après Herbert le reprit encore par trahison. Dès cette époque, semble-t-il, cette ville avec son château firent partie du comté de Champagne, et les comtes de cette province les donnèrent en fief à des seigneurs particuliers.br>Selon quelques écrivains, Thibault IV, comte de Champagne et de Brie, aurait doté cette ville d'une charte communale en 1231. Il est probable que c'est là une erreur. Ce seigneur ne remit sans doute aux habitants que quelques redevances et charges féodales, sans les retirer de la servitude, car près de cent ans plus tard, quand le roi leur accorda une véritable charte de commune, ils étaient encore assujettis au fors-mariage et autres charges serviles qui furent abolies par cette dernière charte. Peut-être doit-on trouver la cause de cette erreur dans l'autorisation accordée vers ce temps par Thibault IV aux habitants de Château-Thierry de léguer leur robe et leur lit, ainsi que le tiers de leur mobilier, aux deux communautés religieuses et à la léproserie alors existant dans cette ville.
Le droit de chasser au lévrier et à l'épagneul, sans armes et une baguette à la main, fut concédé aux habitants par Blanche d'Artois, femme d'Henri-le-Gros, comte de Champagne, et confirmé en 1292 par le roi Philippe-le-Bel, à qui sa femme venait d'apporter en dot le comté de Champagne. Ce prince ne tarda pas à leur faire une concession bien autrement importante, en leur accordant, en 1301, une charte de commune abolissant la servitude personnelle, le fors-mariage et les servitudes féodales, établissant une administration composée d'un mayeur, 4 échevins et 12 jurés, élus à deux degrés, défendant l'arrestation de tout débiteur solvable, etc. Toutefois, cette concession fut faite à des conditions assez onéreuses pour les habitants de Château-Thierry, car en échange ils abandonnèrent au roi différents biens et diverses redevances, dont le produit s'élevait à la somme annuelle de 900 livres.
Après la réunion de Château-Thierry au domaine, les rois de France firent d'assez fréquents séjours en cette ville. Une assemblée des grands du royaume y fut convoquée en 1303 pour aviser aux moyens de terminer la guerre des Flandres. Charles VII revenant du sacre, s'y arrêta en 1422, et y délivra des lettres-patentes exemptant les villages de Domremy et Gueux de toutes tailles, aides et subventions à cause de la Pucelle.
Les Anglais attaquèrent une première fois et sans succès cette ville en 1392 ; mais ils parvinrent à s'en emparer en 1421, et Charles-le-Quint en 1544. Attaquée par le duc de Mayenne, elle fut prise et saccagée par les ligueurs en 1591, par l'armée des princes en 1614, et par les troupes lorraines en 1652.
Le 12 février 1814, Château-Thierry fut le théâtre d'un engagement entre l'armée française et les troupes alliées. Celles-ci, contraintes de s'éloigner, ne le firent qu'après avoir pillé la ville.
Château-Thierry possédait autrefois une abbaye de Prémontrés, fondée en 1133 en remplacement d'un chapitre de chanoines qui desservaient l'église du château. Ces religieux se transportèrent à Val-Secret en 1240. Plus tard, ils établirent à Château-Thierry un prieuré de leur ordre, qui exista jusqu'à la révolution. On y voyait en outre un couvent de Cordeliers fondé en 1488, un autre de Minimes établi en 1604, et un troisième de Capucins crée en 1623.
L'Hôtel-Dieu date de 1304. Il fut fondé par Jeanne, reine de France et de Navarre, comtesse palatine de Champagne, laquelle légua une somme de 1200 livres pour l'entretien de 10 lits destinés aux pauvres malades. En 1655, 21 maladreries des environs furent réunies à cet Hôtel-Dieu, sous la condition de recevoir les pauvres malades des lieux où elles étaient situées. On y comptait 21 lits en 1780. L'hôpital fut fondé en 1654 par Eléonore de Bergues, duchesse de Bouillon, et mis sous la direction de six religieux de la Charité. Il n'y avait d'abord que trois lits ; mais des dons successifs en portèrent le nombre à sept. Avant la révolution, un emplacement était réservé dans cette maison pour renfermement de 40 fous ou imbéciles.
Un petit collège fut fondé à Château-Thierry vers 1280 par la même Blanche d'Artois, veuve d'Henri, comte de Champagne et roi de Navarre : elle établit à cette occasion différents jeux qui se perpétuèrent fort longtemps. Le 1er était celui de la "neude" ou de "l'engueule" : il avait lieu le lundi avant les jours gras, et consistait dans une couronne suspendue à un bâton que les écoliers cherchaient à abattre ; celui qui y parvenait était proclamé "roi de la neude". Le lendemain, les écoliers livraient des combats de coqs. L'heureux propriétaire de celui qui restait vainqueur prenait aussi le titre de roi. Le jeudi suivant, la troupe des écoliers portant le sabre au côté, et sur le chapeau une branche de houx doré, se rendait en grande pompe, escortant son roi, à l'abbaye du Val-Secret, dont l'abbé leur faisait servir un splendide repas ; après, les écoliers faisaient trois fois le tour de la table, enfilaient chacun avec leurs sabres une miche de deux livres, le roi un pâté avec sa lance, et retournaient à Château-Thierry où la fête se terminait par un nouveau repas que le roi offrait à ses confrères. Ces jeux n'étaient pas les seuls auxquels se livraient la jeunesse de Château-Thierry. Par suite d'un usage immémorial, mais qui dérivait sans doute des précédents, tous les ans le jour des rois, les clercs de la bazoche de cette ville, en habits noirs, l'épée au côté, le chapeau orné d'un plumet rouge et d'une branche de houx, se rendaient en corps, précédés de flambeaux et de violons, chez le meunier de la ville, pour lui réclamer le gâteau de la reine Blanche, dansaient avec la meunière et distribuaient des dragées au peuple. Le jour du mardi-gras, l'un d'entre-eux revêtait le costume d'une reine du temps de St Louis, montait sur une haquenée blanche, la couronne en tête, et suivie de la bande joyeuse, parcourait les villages de Nogentel, Essommes et Chézy, où elle réclamait selon son droit, une poule grasse. Le soir, ces poules formaient le fonds d'un repas qui terminait la fête. Cet usage se perpétua jusqu'à la révolution.
Un bailliage royal fut établi en 1551 à Château-Thierry ; sa juridiction s'étendait sur 180 paroisses. Des religieuses de la congrégation de N.-D. s'y établirent en 1637 pour l'instruction des filles pauvres.
Les armes de Château-Thierry étaient d'abord : de gueules, chargées de deux branches de houx, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or, avec cette devise : Nul ne s'y frotte. Elles furent ensuite : d'azur, au château d'argent, chargé de deux fleurs de lys en chef et une en pointe.
On a sur cette ville : Histoire de Château-Thierry, par l'abbé Poquet, 2 vol. 1839.
Château-Thierry a vu naître plusieurs personnages distingués. St Thierry, évêque d'Orléans à la fin du 11e siècle ; Gautier, chancelier de l'Université, évêque de Paris, mort en 1249 ; Jacom Le Jugleor, célèbre jongleur du 13e siècle ; Jean Le Mercier, recteur de la même Université en 1599 ; François de France, fils de Henri II et de Catherine de Médicis, mort en 1584 ; Claude Witard, traducteur renommé du 16e siècle ; Antoine Le Gaudier, jésuite, professeur de théologie morale, mort en 1622 ; Daniel Béguin, autre jésuite, auteur de plusieurs ouvrages ascétiques, mort en 1656 ; Claude Gallien, médecin distingué, auteur d'un ouvrage sur les eaux minérales ; Jacques Mentel, médecin et littérateur, auteur de plusieurs ouvrages sur les origines de l'imprimerie, mort en 1671 ; Nicolas Harmand, marquis d'Abancourt, député aux états généraux de 1789 ; Mme Gallien, auteur d'une apologie des dames publiée en 1737 ; Antoine-François Lomet, ingénieur, auteur d'ouvrages sur plusieurs sujets, mort en 1826 ; Letellier, auteur dramatique, mort en 1732 ; Ravel, peintre de genre au 17e siècle ; Joseph Pesselier, littérateur et poète, mort en 1763 ; Charles Remard, conservateur de la bibliothèque de Fontainebleau, auteur de plusieurs ouvrages, notamment de la Chézomanie ou l'art de ch...., mort en 1828 ; Auguste Lhomme, chirurgien, auteur d'un poème sur les désastres de Barcelone. Mais tous ces noms sont effacés par celui de l'inimitable fabuliste Jean De La Fontaine, né à Château-Thierry le 8 juillet 1621, mort le 13 août 1695, et enterré dans le cimetière St Joseph à Paris. Culture en 1760, 13 charrues.
 
Hameaux :
LES CHENNEAUX autrefois LE MONT-MARTEL, Querculi : Hameau dépendant de Château-Thierry.
 
 
Sources : Dictionnaire Historique de Melleville, Pages jaunes, Wikipédia.
INSEE
Les noms révolutionnaires des communes par Figueres.
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