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CHEVRESIS MONCEAU
Canton: Ribemont
Arrondissement: SAINT QUENTIN
Variante:
Ancien nom: Capriniacus Letosus. Chevresis-Le Meldeux jusqu'en 1819.
Population: 363
Patron: La Vierge
Lien: http://chevresis-monceau.fr
(Le site de la commune : )
Mairie: Avenue Frédéric Viefville
02270 Chevresis-Monceau
Tél : 03 23 80 78 81
mardi : 9-12H
mercredi et vendredi : 14-18H
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L'église - Thérèse Martin
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
C'est un village situé à vingt-six kilomètres au SE de Saint Quentin et dépendant du canton de Ribemont, arrosé par le Péron. A l'époque romaine, Chevresis était longé par une voie romaine militaire. Des vestiges romains ont été découverts : un tombeau en marbre et environ trois mille pièces romaines. Le premier seigneur de chevresis dont nous ayons connaissance est Guy de Chevresis, qui vécut au milieu du XIIe siècle. Ses successeurs furent : Evrard ou Wis de Chevresis, Gérard, Gérard II, Jean de Chevresis, puis Pierre. Ala fin du XVe siècle, Chevresis passa aux mains des seigneurs de Monceau-le Vieil. En 1636, les Espagnols envahirent la région, semant la terreur. En 1789, Chevresis fut rattaché au canton de Ribemont. C'est un village situé à vingt-six kilomètres au sud-est de saint Quentin, et dépendant du canton de Ribemont ; il est traversé par la route vicinale n° 45 et arrosé par le Péron, rivière qui prend sa source dans les marais de Murcy près de Faucouzy. Une branche de la voie romaine militaire longeait le terroir de Chevresis-Monceau, où elle prenait le nom de la haute Voye ( suivant un dénombrement fait par François de Sons au comte de Marle).Cette voie, indiquée sur la carte de Cassini, venait de Montigny-sur-Crécy, traversait La Ferté-sur Péron, côtoyait le terroir de Chevresis-le-Meldeux ; puis, après avoir traversé Villers-le-Sec, se dirigeait vers Ribemont. On a découvert il y a cinquante ans au lieudit le vieux cimetière, un tombeau en marbre, et en 1824, environ trois mille pièces de monnaies romaines ( petit module), presque toutes à l'effigie de Tétricus ( IIIe siècle), elles étaient contenues dans un vase que malheureusement on n'a pas conservé. Un seigneur de Chevresis nommé Wis ( Everard ?) sire de Loisy (+ 1192) fut enterré dans l'église de l'abbaye de Ribemont, à cause du don qu'il avait fait, au monastère de Saint Nicolas des Prés, de dîmes et terrages sur le terroir de Chevresis-le Meldeux et La Ferté-sur Péron. Il est question de Chevresis, en 1214, dans le Cartulaire de l'abbaye de Foigny ; à cette époque la cure de Chevresis, qui de temps immémorial avait été desservie par un religieux de l'abbaye de Saint Nicolas-sous-Ribemont, fut réunie à la cure de Villers-le Sec sous diverses conditions (voir histoire de Ribemont). Le 17 juin 1790, la commune de Chevresis adressait une requête pour être distraite du canton de Ribemont. L'église ancienne qui se composait d'un bâtiment rectangulaire avec une chapelle au midi, N° 469 du plan cadastral, située dans le cimetière, a été démolie en 1863 et remplacée par une nouvelle église édifiée sur un terrain, N° 304, placé plus à l'ouest et dans la Grand'rue du village. Un des enfants de la commune de Chevresis, M. Viefville ‘ Louis François Etienne Frédéric) chevalier de la Légion d'Honneur, notaire à Paris, a aidé la commune dans cette dépense, en reprenant l'emplacement de l'ancienne église pour en faire une chapelle funéraire et en fournissant le nouveau terrain avec une subvention de 4000 francs. La nouvelle église, construite sur les plans de Monsieur Dablin, architecte départemental à Saint Quentin, est un bâtiment d'un bel aspect, avec des murs composés de pierres et de briques disposés avec goût. Elle mesure 31 mètres de longueur, hors œuvre, sur 14 mètres 40 de largeur dans l'œuvre. Elle se compose d'une nef avec bas-côtés, d'un transept avec chapelles, d'un chœur avec sanctuaire et d'une sacristie placée dans l'angle formé par la chapelle gauche et le sanctuaire. L'église est éclairée par dix-neuf fenêtres de forme ogivale dont deux grandes baies avec meneaux et petite rose, dans les deux transepts ; tous les vitraux sont en verre de couleur. L'église a trois portes : 1° le portail ogival sur la façade principale, 2° une seconde porte à droite du portail, 3° et une troisième porte à gauche du portail. Les voûtes sont en berceau ogival ; nous avons remarqué dans l'intérieur un triforium, formé par quatre travées de cinq ogives, qui règne de chaque côté et sur toute la longueur de la nef. La tour du clocher, de forme carrée, ainsi que la flèche, est assise au-dessus du portail, elle se compose de trois étages et s'élève à trente mètres au-dessus du sol. La cloche porte la date de 1788. Cette église n'a coûté malgré ses embellissements que 31,154 francs32. Le patron de l'église est saint Martin. Les deux chapelles du transept sont dédiées, celle du nord à saint Martin, celle du sud à la Sainte Vierge.-Saint Agapit se trouve placé à la fenêtre du transept de la chapelle saint Martin. Il y a un pèlerinage en l'honneur de saint Agapit pour les enfants qui ont mal au ventre. (Levasseur nous apprend, dans les annales de l'église de Noyon que les femmes dont les enfants sont travaillés du mal de ventre ont coutume de venir attacher quelque drapelet qu'elles nomment panchette au pied de la statue de saint Agapit en l'invoquant pour la guérison de l'enfant. Après que ce linge est resté quelques jours auprès du saint, il est remporté à la maison et placé sur le ventre de l'enfant malade) Presque toutes les maisons et les fermes du village de Chevresis ont été dévorées par un incendie qui eut lieu le 31 mai 1830, à midi. Le feu qui avait pris dans un coin de la cour du sieur Lefêvre, à côté des bâtiments de l'auberge du Chat-Blanc, près le chemin qui conduit à la ferme des Puisards, fut porté rapidement, par un grand vent, sur les granges pleines de gerbes et les maisons desséchées par les temps chauds. Le sinistre dévora en deux heures toutes les maisons qui se trouvaient sous le vent ( 55 maisons et 43 bâtiments). M. Viefville n'a pas borné ses bienfaits à la construction de l'église, mais il a successivement aidé par de larges subventions, la commune de Chevresis, à la construction d'une mairie avec école de garçons, en 1865, N° 301, d'un presbytère en 1863, N° 303, enfin persuadé que la principale amélioration de la société actuelle réside dans l'éducation religieuse et morale des jeunes filles, il a fait élever en 1864, à ses frais, près de l'église, une maison d'école pour les filles, avec une salle d'asile pour les petits enfants ( N° 305) et il y a installé les sœurs de saint Vincent de Paul prenant à sa charge les frais de l'école-asile et le traitement des sœurs assuré par une rente. Les pompiers, la bibliothèque populaire, les rues et chemins du village ont aussi reçu des marques de sa générosité et la question d'un hospice pour les vieillards et les infirmes est à l'étude et sera prochainement réalisée. Heureuses les communes qui ont vu naître et qui possèdent des bienfaiteurs aussi intelligents que généreux. La commune de Chevresis compte, y compris les dépendances, 574 habitants. (capriniacum-de Capra, chèvre et de Aisis, enclos-, mons acervus). Anciennement Kievresis, puis Chevresis-Le Meldeux et enfin Chevresis-Monceau depuis sa réunion le28 novembre 1819 avec Monceau-le Vieil.
 
Hameaux :
Dépendances : Monceau-le-Vieil, hameau ;-Cour-le-Moine, ferme ;-Vilécourt, deux fermes. Les Corbeaux, maison isolée qui se trouvait sur le terroir de Neuvillette, sur le plateau vers Fontaine Notre-Dame, et qui a été démolie vers 1856. Courjumelles, ferme dépendant d'Origny Sainte Benoite, sur la route vicinale n° 31, de St Quentin à Vervins. La Cour-le-Moine, ferme située sur le Péron entre Monceau le Vieil et Chevresis et qui dépend de cette commune ; son nom provient de ce que cette ferme appartenait à l'abbaye de Saint-Nicolas-au-Bois. La désolation, fermes et auberges dépendant de la commune de Régny, qui se trouvent sur la route impériale n°36, à la croisière de la route vicinale n°26, de Bohains à Ribemont. Fay-le Noyé, hameau dépendant de Surfontaine, ainsi nommé car il est souvent noyé par les eaux.. Il formait avant la révolution une paroisse dont Surfontaine était l'annexe ; sa chapelle de Sainte Geneviève existe encore, elle a perdu son presbytère depuis sa réunion avec Surfontaine. Ferrières, ferme dépendant de La Ferté-Chevresis, elle occupe un plateau très élevé entre Villers-le Sec, La Ferté-Chevresis, Chevresis-Monceau et Chevresis-les Dames. Son nom fait présumer qu'elle aurait été une forteresse, cependant il n'y reste ni vestiges ni souvenirs de murailles ou de fossés.
 
 
Sources : Gomart
INSEE
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