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LA FERTE MILON
Canton: Neuilly Saint Front
Arrondissement: CHÂTEAU THIERRY
Variante: LA-FERTÉ-EN-OURXOIS ou LA FERTÉ-SUR-OURCQ
Ancien nom: Firmitas Milonis.
Population: 2444
Patron: Notre Dame, St Wast et St Nicolas.
Lien: http://www.lafertemilon.fr/
(Site officiel de La Ferté Milon : )
Mairie: 29 rue Chaussée
02460 La Ferté Milon
Tél : 03.23.96.70.45
Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi : de 8h30 à 12h15 et de 13h30 à 17h30
Vendredi : de 8h30 à 12h15
Samedi : de 9h00 à 12h00
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M.Trannois
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Petite ville de l'ancien Ourxois, bâtie sur la rivière d'Ourcq, à 80 k. au Sud-Ouest de Laon et à 35 au Nord-Ouest de Château-Thierry, autrefois de l'intendance de Soissons, du bailliage de Villers-Cotterêts, élection de Crespy, diocèse de Soissons, aujourd'hui du canton de Neuilly-St-Front, arrond. De Château-Thierry, même diocèse. Autrefois trois paroisses : Notre-dame, St-Wast et St-Nicolas, dans le faubourg de la Chaussée.
Des diverses opinions qui existent touchant l'origine de La Ferté-Milon, la plus probable nous paraît être la suivante. Au 9e siècle, le terroir de cette ville appartenait à un nommé Homogald qui, voulant arrêter les courses des Normands, forma le dessein de bâtir prés de l'Ourcq, une ferté, c'est-à-dire une forteresse, dans une position à couvrir tout le pays. A cet effet, il choisit l'emplacement actuel du château de La Ferté-Milon et y jeta les fondements d'une forteresse composée, selon l'usage du temps, de deux enceintes : la plus petite fut le château proprement dit : la plus grande, ou basse-cour, fut destinée à servir d'abri aux populations dans les temps de guerre. Cette dernière se couvrit bientôt de maisons et devint se qu'on appelle la ville haute. Insensiblement, d'autres habitations s'établirent dans la vallée et donnèrent naissance à la ville basse et au faubourg de la chaussée. Cette ville prit dés lors le nom de La Ferté-en-Ourxois ou La Ferté-sur-Ourcq ; mais au 10e siècle, elle adopta celui de La Ferté-Milon, en mémoire de l'un de ses seigneurs qui l'avait fait réparer ou embellir. Dés 1214, les habitants de cette ville firent un premier pas dans l'affranchissement, en obtenant du roi la suppression des corvées, sous condition de lui payer annuellement par chaque cheval 2 sous, par chaque âne 12 derniers, et pour tout ouvrier 6 deniers. Cette première franchise fut complétée sept ans plus tard, par l'abolition de la morte-main et du fors-mariage, qu'ils achetèrent au roi pour un cens annuel de 40 liv., parisis en remplacement de 40 livres noires qu'ils lui payaient auparavant. Le Fort château de La Ferté-Milon devint de bonne heure et comme toujours, le point de mire de tous les partis. En 1411, il fut pris par les troupes du roi sur les Orléanais qui l'occupaient. Repris peu de temps après par ces derniers, les habitant livrèrent la ville aux royalistes en 1422 ; mais les Bourguignons retranchés dans le château ayant reçu un renfort de 5 à 600 hommes, pénétrèrent dans la ville, passèrent au fil de l'épée ceux des bourgeois qui voulurent résister, et livrèrent toutes les maisons au pillage. En 1567, les Calvinistes attaquèrent sans succès La Ferté Milon. Cinq ans après, un terrible incendie y dévora 40 maisons. Les Ligueurs s'en emparèrent en 1588, mais l'abandonnèrent presque aussitôt. Les bourgeois résolurent alors de se garder eux-mêmes, en observant une exacte neutralité entre les partis. Mais ayant mis de la négligence dans leur garde, une troupe de voleurs en profita pour s'emparer du château et s'y établir. Les habitants durent alors songer à se défaire de ce dangereux voisinage. Pendant qu'une troupe d'entre eux attaquait le château par dehors pour donner le change aux malfaiteurs, une autre troupe pénétrait dans le château par des souterrains qui communiquaient avec la ville. Tous ces brigands furent passés au fil de l'épée. Les bourgeois de La Ferté Milon craignant le retour d'un pareil malheur, livrèrent alors le château aux ligueurs, mais n'eurent guère à se louer de leur conduite. Enfin, Henri IV se présenta en 1594, pour faire le siège du château ; St-Chamand le lui rendit. Alors le roi fit procéder à la démolition de cette forteresse malgré les remontrances des habitants.
Au siècle suivant, la ville avait conservé ses fortifications. Elle fut attaquée par les Espagnols en 1652 ; mais les habitants, hommes, femmes, et enfants, leur opposèrent une résistance si opiniâtre, qu'ils furent contraints de se retirer.
Le château de La Ferté Milon dont on admire aujourd'hui les belles ruines, fut construit au 13e siècle par le Duc d'Orléans, comte de Valois, sur l'emplacement de l'ancien. Il se composait d'un corps de logis carre, à trois étages, dont les murs offraient une hauteur de 80 pieds sur 15 et 18 d'épaisseur. On y admirait de vastes et magnifiques souterrains. La façade seule a été épargnée. On remarque au-dessus de la porte d'entrée, un bas-relief dont on à vainement jusqu'ici cherché l'explication. Une petite collégiale, dite de St-Vulgie, fut fondée en 1110 à La Ferté Milon, par Hugues le Blanc, seigneur de cette ville. Changée plus tard en prieuré, pour 5 religieux de l'ordre de Cîteaux, sous le titre de St Lazare. Au moment de la révolution, ce petit établissement jouissait de 4,000 liv. de revenus, et n'avait plus qu'un seul titulaire. Un hôpital fut fondé dans cette ville en 1201. il eut le sort de la maladrerie, ayant été transforme en un couvent de Cordelières urbanistes, sous le titre de St Michel. A la révolution, on y comptait dix sept soeurs et trois converses, dont les revenus s'élevaient à 10,765 liv. on y voyait encore un Hôtel-Dieu tenu par quatre soeurs de Genlis, dont deux étaient en outre affectées à l'instruction gratuite de douze filles pauvres de la ville. Un petit collège avait été fondé à la Ferté Milon en 1719, par M. Hannivet de Maine-Vilette, abbé de Valsery. Cette ville était autrefois le chef-lieu d'une châtellenie, dont relevaient 76 lieux des environs. Elle possédait une prévôté royale, un grenier à sel, une compagnie d'arquebusiers établie en 1751, dont l'emblème était un piémard, et deux compagnies d'archers. L'église de St-Nicolas de la Chaussée a été bâtie à la fin du 15e siècle. On y admire de magnifiques vitraux peints, datant de cette époque. Les armes de La Ferté Milon sont : d'azur, à la tour d'argent crénelée et maçonnée de même. Culture en 1760, 1200 arp. de terres.
 
Lieux dit :
LE BOURG : Maison isolée dépendant de La Ferté-Milon. Elle eut ses seigneurs particuliers.
CHARCY : Ferme dépendant de La Ferté-Milon. C'était jadis une paroisse séparée et une seigneurie de grande étendue, qui comprenait le territoire actuel de Bourg-Fontaine.
 
 
Sources : Dictionnaire historique de l'Aisne, Dictionnaire Historique de Melleville, Pages jaunes, Wikipédia.
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