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GUISE
Canton: Guise
Arrondissement: VERVINS
Variante:
Ancien nom: Guisia en 1115, Guisa, Wisia en 1164. Beaupré et Réunion-sur-Oise (noms révolutionnaires)
Population: 5682
Patron: SS. Pierre et Paul.
Lien: http://www.ville-guise.fr/
(Site officiel de la ville de Guise : )
Mairie: 91 Rue Chantraine
02120 GUISE
Tél : 03.23.61.80.80
Lundi au Jeudi : de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
Vendredi : de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00
Samedi : de 8h30 à 11h00
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Ancienne maison des fermiers généraux - Photo : Maryse
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :

Ville de l'ancienne Thiérache, située sur la rivière d'Oise et sur la vieille chaussée gauloise de Laon au Câteau, à 50 k. au N. de Laon et 25 à l'O. de Vervins, autrefois de la généralité de Soissons, chef-lieu de bailliage et d'élection, diocèse de Laon, aujourd'hui chef-lieu de canton, de l'arrond. de Vervins, diocèse de Soissons.

La ville de Guise paraît s'être formée sous la protection de son château, qui est plus ancien qu'elle et qui lui a donné son nom. On peut même conjecturer que ce château occupe l'emplacement d'un ancien oppide gaulois, s'il est vrai comme le dit Bullet, que le nom de Guise dérive du mot celtique goys, qui voulait dire fort ou forteresse. Colliette est dans l'erreur quant il prétend que c'était un château bornier du comté de Vermandois.

Ce château existait dès le 11e siècle ; il fut reconstruit tel qu'il est en 1549, par Claude de Lorraine duc de Guise.

Au 12e siècle, les comtes de Flandres et de Hainaut attaquèrent ce château et le rasèrent. En 1339, les Anglais, commandés par Jean de Hainaut, incendièrent la ville, mais ne purent s'emparer du château, qui fut courageusement défendu par la femme du seigneur de Guise, propre fille de Jean de Hainaut. Jean de Luxembourg lui livra un assaut infructueux en 1422; mais il parvint à s'en emparer deux ans après. 12,000 impériaux vinrent l'attaquer en 1486 et furent contraints à se retirer. L'année suivante, Frédéric de Horn en forma le siège à la tête des milices du Hainaut ; mais ayant reçu une blessure grave, il dut aussi s'éloigner. En 1523, les Espagnols essayèrent de la trahison pour s'emparer du château de Guise, et ne réussirent pas mieux. Quinze ans après, ils le prirent par surprise et en détruisirent les fortifications; le roi y rentra en 1540. Les Impériaux revinrent en 1543 et échouèrent encore dans leur attaque. Henri IV voulut le prendre sur les Ligueurs en 1594, et n'ayant pu y réussir, mit le feu aux faubourgs. Les Espagnols investirent Guise de nouveau en 1636 et furent contraints à se retirer.

Le siége le plus mémorable de Guise est celui de 1650. Après onze jours de tranchée ouverte, pendant laquelle on vit les femmes s'employer à la défense avec autant d'intrépidité que les hommes, les Espagnols pénétrèrent dans la ville ; mais tous leurs efforts échouèrent contre le château. Le roi, en récompense de cette belle défense , accorda des exemptions et des privilèges à la ville de Guise et ennoblit plusieurs de ses habitants. Il fut aussi frappé une médaille commémorative de ce siège. En 1653, les Espagnols voulurent se venger de cet échec et se présentèrent de nouveau devant Guise ; mais ils furent encore contraints à se retirer avec une perte de 200 hommes.

Les habitants de Guise achetèrent en 1279, de Jean de Châtillon, comte de Blois et sire d'Avesne, leur seigneur, une sorte d'organisation municipale fort éloignée d'une institution communale, car elle n'abolit ni la servitude, ni la morte-main, ni le fors-mariage, ni aucune des autres charges attachées à la condition servile. Il leur fut seulement accordé la libre disposition de leurs biens ; le droit de se marier au-dehors a leur gré, excepté aux gens de ce seigneur ; la faculté de quitter la ville à leur volonté; celui d'avoir une cloche pour se rassembler; d'élire trois preud'hommes, parmi lesquels le seigneur choisissait le mayeur, les deux autres étant échevins de droit, lesquels prud'hommes élisaient à leur tour cinq autres échevins. Enfin, cette charte contenait quelques règlemens de police intérieure, déterminait les peines applicables à certains délits, etc. Ces étroites franchises furent d'ailleurs payées fort cher : les habitans de Guise s'engagèrent en échange à servir à Jean de Châtillon et à ses hoirs, une rente annuelle de 100 liv. tournois ; à se rendre à ses ost et chevauchées; à l'aider de leur argent pour payer sa rançon, s'il était fait prisonnier ; enfin à se tailler pour la chevallerie de son fils aîné et pour le mariage de sa fille.

Au moment de la révolution , Guise possédait un chapitre, sous le titre de St-Gervais, composé d'un doyen et de douze chanoines, dont les revenus s'élevaient à 26,000 livres; un couvent de Minimes fondé en 1610 par Charles de Lorraine, duc de Guise, lequel jouissait de 8,000 liv. de rentes; un Hôtel-Dieu établi au 13e siècle, ayant 4,000 liv. de revenus, gouverné par des sœurs de la Charité; enfin, un collége qui datait de 1740. Deux sœurs de l'Enfant-Jésus de Paris y avaient été appelées en 1680 pour l'instruction des filles pauvres. Il y avait encore plus anciennement à Guise une communauté de béguines fondée en 1240, et une ma-ladrerie qui, dans un acte de 1376, est nommée maison de St-Ladre de Guise et Lesquielles ; elle était gouvernée par des frères et des sœurs et ses biens furent donnés aux Minimes, lors de leur fondation.

Une compagnie d'archers y fut établie en 1510 par la duchesse de Lorraine. En dernier lieu, la milice bourgeoise était composée de six compagnies, commandées chacune par un capitaine.

Guise était autrefois le siège d'un bailliage ducal, d'une élection composée de cent paroises, d'une maîtrise ducale des eaux et forêts, d'un grenier à sel et d'une douane.

Au milieu du 18e siècle, les menuisiers et serruriers de Guise jouissaient d'une réputation étendue d'habileté dans leurs états

En 1482, le roi, à la prière du comte de Guise, établit en cette ville deux foires annuelles de deux jours chacune, à la fête Ste-Croix de mai et de septembre, en remplacement de l'ancienne foire de quatre jours qui commençait le 14 septembre (Voyez les lettres-patentes ci-dessous). Ces foires sont à leur tour remplacées aujourd'hui par huit marchés-francs qui se tiennent les 7 février, mars, mai, juin, août, septembre, novembre et décembre de chaque année. Guise a de plus un marché hebdomadaire les lundis, mercredis, vendredis et samedis. - Une société dite de la Providence a été fondée à Guise en 1849 parles dames de la ville pour fournir du linge et des vêtements aux indi gens. Les personnages distingués nés à Guises sont : Mathieu et Jean de Guise, abbés, l'un de Vauclerc en 1354, et l'autre de Foigny en 1374. Les trois frères Jean, Jacques et Geoffroi Prunai de Billy, le premier, abbé de St-Michel en Lerme, auteur de plusieurs ouvrages religieux; le deuxième, abbé de Ferrières, traducteur de réputation au 16e siècle; le troisième, évêque de Laon en 1600. Jacques de Guise ou de Noyelle, abbé de St-Vincent de Laon, auteur d'une chronique qu'on s'étonne de ne pas voir encore imprimée. Claude Dormai, au leur d'une histoire de Soissons. Dom Nicostrat Barat, littérateur religieux du 17e siècle. Prosper Marchant, auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur l'imprimerie. Camille Desmoulins et Roch Marcandier, journalistes ardens, qui portèrent leurs têtes sur l'échafaud révolutionnaire. Le jurisconsulte Dumesnil de Romery et Buridan, qui vivaient au 17e siècle. Le célèbre avocat Guy-Jean-Baptiste Target. Les médecins Abraham de la Framboisière, médecin de Henri IV, et Claude Clément, médecin du roi, mort en 1652. Antoine Balland et Ant. Dubois, généraux de division sous l'empire. Enfin, Charles-Louis Lesur, écrivain dramatique et historien, mort en 1849. Quant à Ravecher, syndic de la faculté de théologie de Paris, homme d'un grand mérite, mort en 1717, le lieu de sa naissance est contesté : les uns le placent à Guise, les autres à Laon. Gué-Oise, d'où la prononciation locale gü-ise.

 
Hameaux :
Robbé, la Motte (fermes) ; le Moulin Neuf.
 
 
Sources : Dictionnaire historique de Melleville
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