Espace Sécurisé
Mot de passe oublié ?

HIRSON
Canton: Hirson
Arrondissement: VERVINS
Variante:
Ancien nom: IRECON en 1168; YRECHEON en 1158; HYRECON, IRECAON, HIRCION. HÉRISSON, HERÇON, IRSON.
Heritio en 1126;
Irsonium.
Population: 9991
Patron: la Vierge
Lien:
Mairie: 80 rue Charles de Gaulle
02500 HIRSON
Tél : 03.23.58.38.88
Lundi au Vendredi : de 8h00 à 12h15 et de 13h30 à 18h00
Samedi : de 9h00 à 12h00
Informations Utiles
 - Relevés
 - Cotes des microfilms aux AD02
 - Archives communales
 - Archives notariales
 - Monuments aux morts
 - Cimetières
 - Hommages
 - Articles
 - Personnalités
 - Noms de lieux
 - Les gens
 - Visites virtuelles
 - Photos de famille

 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Petite ville de l'ancienne Thiérache, située sur la rive droite de l'Oise, à 58 k. au N.-E. de Laon et 18 de Vervins, autrefois de la généralité de Soissons, des bailliage et élection de Guise, diocèse de Laon, aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrond. de Vervins, diocèse de Soissons.

Il paraît très probable que la ville d'Hirson tire son nom de la quantité de hérissons qui peuplaient son territoire, dans le temps où elle fut construite. Cette conjecture est appuyée par un fait bien établi, à savoir que ce terroir était tout couvert de bois au moyen-âge. On ne connaît pas l'époque de sa fondation; on sait seulement qu'au 11e siècle, il existait sur son emplacement un château-fort qui appartenait aux seigneurs de Guise. Jeanne de Hainaut l'enleva en 1346, à Charles de Blois, son beau-frère. Jean de Luxembourg s'en empara en 1425. Les Impériaux l'attaquèrent sans succès en 1530; mais les troupes royales s'en rendirent maîtresses en 1593. En 1636, la peste désolait le pays. Les habitants, pour fuir la contagion, s'étaient pour la plupart retirés dans les bois, lorsque le 25 juillet, les Espagnols se présentèrent au nombre de 3000 fantassins et 400 chevaux. La garnison du château était seulement de 300 hommes; ils résistèrent cependant avec énergie et ne se rendirent qu'au bout de vingt jours. L'année suivante, Turenne vint à son tour en former le siége, et parvint à s'en emparer après douze jours de tranchée. Les Espagnols revinrent en 1650, attachèrent le mineur à la grosse tour du château, la renversèrent et ruinèrent celui-ci de telle façon, qu'il n'a point été rétabli depuis. En 1763, un incendie dévora 300 maisons à Hirson.

En 1156, les habitants d'Hirson obtinrent de Godefroi de Guise, tuteur de la fille de Bouchard, seigneur de Guise, non une charte de commune proprement dite, puisqu'elle ne consacre pas leur affranchissement, mais une sorte de code judiciaire où sont déterminées les formes des jugements et les peines applicables aux délits et aux crimes les plus communs. Il y est dit aussi que tout étranger pourra venir habiter cette ville en payant une somme de 2 sous pour droit de bourgeoisie, et qu'il sera libre de s'en aller quand il le voudra; que tous les habitants seront tenus, à l'occasion de concourir à la défense de la ville; que si le seigneur fait une injure à l'un d'entre eux, celui-ci pourra quitter la ville, et que si l'injure n'est pas réparée dans les quinze jours, les autres habitants pourront également abandonner la ville, etc. Ces concessions leur furent accordées à la condition que chaque chef de ménage paierait à son seigneur une somme annuelle de deux sous de bonne monnaie pour tout droit, excepté le cas où il serait fait prisonnier et celui où il marierait sa fille.

Gautier, comte de Blois, seigneur d'Avesne et de Guise, fonda en 1234 à Hirson, une chapelle où deux moines de St-Michel devaient prier pour lui. Ce fut l'origine d'un prieuré qui a persisté jusqu'à la révolution. 11 était sous le vocable de St-Venant, et fut donné en 1610 aux Minimes de Guise par leur fondateur.

Une école gratuite de filles fut fondée dans cette ville en 1680 par mademoiselle de Guise. On y voyait autrefois un hôpi-tal dont les revenus s'élevaient à 500 liv. en 1648; une léproserie n'ayant que 40 liv. de rente à la même époque, laquelle a été réunie à l'Hôtel-Dieu de Guise, et une prévôté dont la juridiction s'étendait sur six villages voisins. Hirson jouissait, au 18e siècle, d'an marché considérable le lundi de chaque semaine, et d'un marché franc le 15 de chaque mois; il y a aujourd'hui deux marchés hebdomadaires, les lundis et jeudis, un marché-franc le 15 de chaque mois et deux foires annuelles le mardi de Pâques et le 5 novembre.

Vers 1292, Hugues de Châtillon, seigneur de Guise, accorda aux habitants d'Hirson le droit de faire pâturer leurs bestiaux dans la forêt de St-Michel, la où les bois auraient au moins 9 ans, et sous la condition de lui payer annuellement par chaque tête de bétail un denier tournoi à la St-Michel.

M. Brisset, natif d'Hirson, ancien chirurgien-major de l'armée, a laissé à sa ville natale en mourant, en 1856, un legs de 300,000 fr. pour être affecté à l'établissement dans cette ville, d'un hôpital qui est aujourd'hui construit. Cette ville a vu naître quelques personnages distingués : Hugues d'Hirson fut abbé général de Prémontré au 13e siècle; Pierre Poulet, jurisconsulte renommé au 17e siècle; enfin, Jacques-Joseph Ducarne de Blangy, agronome distingué du siècle dernier, qui a laissé des ouvrages sur l'économie agricole.

 
Hameaux :
le Pas-Bayard, la Forge-Ducarne (usines);
Fontaine (hameau);
les Terres-Lassut, la Neuve-Forge, le Grand-Taillis, la Rainette (fermes).
 
 
Sources : Dictionnaire historique de Melleville
INSEE
Pages jaunes
  150
Association Généalogie Aisne - BP 79 02102 Saint-Quentin Cedex- Tél : mardi et mercredi de 15 h 30 à 17 h et le vendredi de 17 h 30 à 19 h au numéro 06 45 41 55 73 E-mail : contact@genealogie-aisne.com - Déclaration CNIL 1089279-ISSN 1760-4982
  -  Mentions légales 
Généalogie-Aisne