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HOMBLIERES
Canton: Saint-Quentin Sud
Arrondissement: SAINT QUENTIN
Variante:
Ancien nom: Hombliers, en 1203, Himoloriae parvus locellus en 985, Hombilariae (12ème siècle)
Population: 1461
Patron: Saint Etienne
Lien:
Mairie: 5 rue André Chantereau
Tél : 03.23.08.82.22
Lundi au vendredi : 8h30 à 12h00
Jeudi :14h-17h
Mail :mairie.commune-homblieres@orange.fr
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Le portail de l'abbaye-Photo : M. Trannois
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Village de l'ancien Vermandois, bâti sur les sources d'un ruisseau, à 44 km au N.O. de Laon, et 6 à l'est de St-Quentin, autrefois de l'intendance d'Amiens, du bailliage de St-Quentin, élection de Guise, diocèse de Soissons, aujourd'hui des cantons et arrondissement de St-Quentin, diocèse de Soissons.
Homblières doit sa naissance à une communauté en cet endroit à une époque inconnue ; elle y était déjà fixée au 7ème siècle. Ste Hunégonde, native de ce lieu, dit-on, s'y retira en 672. En 943, ce monastère fut incendié par Raoul de Gouy, qui, voulant partager la succession d'Herbert II, comte de Vermandois, à laquelle il n'avait aucun droit, ravageait tous les environs. Le relâchement s'étant introduit parmi les religieuses d'Homblières à la suite de ces malheurs, elles furent remplacées en 948 par des bénédictins. L'église de cette abbaye fut ruinée en 1607, et 60 ans plus tard cette maison religieuse se trouvait si désolée, qu'on n' y voyait qu'un seul religieux. Mais un nouvel abbé ayant été nommé, il la releva de ses ruines, de telle sorte qu'en 1772, ses revenus dépassaient 26,000 livres.
Au XIVème siècle, cette maison religieuse devait au roi chaque année un verrat, une couronne de racines, et un soumarium quand il allait à la guerre. En 1316, Philippe V la prit sous sa protection spéciale, lui remit les redevances ci-dessus et exempta les habitants et les hôtes du lieu, du service qu'ils lui devaient. En échange, les moines d'Homblières lui donnèrent des bois des environs.
En 1768, les religieux d'Homblières, alors au nombre de huit, demandèrent à être sécularisés, en obtinrent la permission de leur évêque, et une bulle du pape prononça cette sécularisation, qui fut confirmé, en1772, par des lettres-patentes du roi ; cette abbaye devait être transformée en un chapître noble. Lors de la suppression des ordres religieux en 1790, les moines d'Homblières s'appuyèrent sur ces pièces pour demander à l'assemblée nationale la conservation de leur mobilier et une pension proportionnelle plus forte. Ils furent peu après supprimés comme les autres.
Le queux ou cuisinier de cette maison religieuse était, au 12ème siècle, un personnage important, comme on peut en juger par l'énumération suivante des droits dont il jouissait. Il avait la moitié de toutes les croûtes de pain servant au potage des moines, neuf deniers pour ses chaussures, et un muid de vin par semaine. Il levait sur chaque porc qu'il tuait ou faisait tuer, le morceau nommé cacutium, les plumes des oies et des oiseaux qu'il plumait, la tête des anguilles, des patulorum et des pertinum lui appartenaient. Il recevait chaque jour la moitié d'un pain, et les jours de grande fête sa pitance en pain et en vin était doublée. Il avait chaque mois deux setiers de blé, en août deux setiers et demi, et le jour de la Toussaint deux muids de froments.
Le curé d'Homblières était à la nomination du prieur de l'abbaye, et au 12ème siècle, ses obligations envers lui étaient les suivantes ; il lui payait d'abord 10 sous.6 deniers pour sa nomination, et partageait avec lui la moitié de ce qui lui venait de l'autel. Il lui donnait encore 2 sous 6 deniers à chaque enterrement. Il devait en outre l'assistance à l'abbaye avec croix et bannières, aux fêtes de la Vierge et aux processions. Ses droits sur les habitants étaient : la dîme de chaque genre de bestiaux, comme pourceaux, agneaux, viaubric de l'année, carrin, etc. ; la dîme des poirets, etc. ; la bénédiction du buis à Pâques. L'administration des derniers sacrements aux habitants, était réservée au prieur.
 
 
Sources : Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne. Melleville-Fiche : M.Trannois-Photos: M. Trannois et N. Debreux
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