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OIGNY EN VALOIS
Canton: Villers-Cotterêts
Arrondissement: SOISSONS
Variante:
Ancien nom: Oigniacum, Ungiacum.
Population: 169
Patron: Saint Martin.
Lien:
Mairie: 6 rue Principale
02600 Oigny en Valois
Tél : 03.23.96.84.81
Lundi : 9-19H
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Le château- Sébastien Sartori
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Petit village de l'ancien Valois, bâti sur un plateau élevé, à 75k. au S.-O. de Laon et 35 de Soissons, autrefois de la généralité de cette ville, du bailliage de Villers-Cotterêts, élection de Crespy, diocèse de Soissons, aujourd'hui du canton de Villers-Cotterêts, arrond. et diocèse de Soissons.
Entouré par la forêt, ce village est dans une situation très pittoresque.
L'église est simple et ne possède guère d'ornement quoique bâtie au XIIIe siècle, elle ne possède pas ce cachet merveilleux du style ogival que l'on admire encore dans les ruines de Longpont.
La nef refaite au XVe siècle, ainsi qu'une petite chapelle de la Vierge, n'offrent de remarquables que les piliers aux moulures creuses qui supportent les trois arcades ogivales et des débris d'assez beaux vitraux de couleurs : Oigny était autrefois une dépendance de la paroisse de Faverolles.
Le château est une belle construction en briques partie du XVe, mais la plus grande partie du XVIe siècle.
A l'angle nord ce trouve une grosse tour et aux autres angles, trois petites tourelles en encorbellement.
Au-dessus de la porte, un pavillon à tourelles. Dans l'entablement, sont faites des entrailles qui ont assez l'air mâchicoulis. On voit encore sur les murs des trous creusés par les balles et les biscaïens, à plusieurs époques, car le château eut fort à souffrir durant les guerres, des Armagnacs, des Anglais et des Huguenots.
La seigneurie appartenait à Mesdemoiselles de Melun qui y avaient la haute, moyenne et basse justice.
Le château fut avant la révolution la résidence de M. Mannoury, de la Brunetière, qui plus tard fut le débiteur du célèbre Demoustier et eut avec lui quelques difficultés, à cause du payement.
Sous l'Empire, le domaine d'Oigny devint la propriété du comte Charpentier; parti comme volontaire, il parvint au grade de lieutenant-général et fut nommé comte de l'Empire; pendant quelques temps, il fut gouverneur de Milan. Retiré à Oigny pendant l'invasion de 1814, le comte Charpentier n'hésita pas, malgré sa santé chancelante, à se mettre à la tête des colonnes du département de l'Aisne. (Fleury, le Département de l'Aisne en 1814). Le général Charpentier est décédé en 1831 et son corps est inhumé dans le cimetière.
Le fils du général, le comte Charles-Esprit Charpentier, mû par la pensée généreuse d'accroitre le commerce de Villers-Cotterêts et par là le bien-être des habitants, fit, de ses deniers personnels, construire le chemin de fer Villers-Cotterêts au Port-aux-Perches. Autorisé par une ordonnance royale du 6 juin 1836, ce chemin ne sert qu’au transport des marchandises, principalement des bois, des pierres et du blé.
Il a une longueur de dix kilomètres environ, part de Villers-Cotterêts, traverse la forêt, passe sur les territoires d'Oigny, de Dampleux, de Faverolles, et vient aboutir au canal de l'Ourcq, entre Silly-la-Poterie et Troësne.
Ce chemin va sans vapeur et sans chevaux; seulement une pente presque invisible entraîne les wagons jusqu'à un endroit appelé le Plant-au-Voleur. Ici le chemin qui, jusqu'alors, n'a qu'une seule voie, se divise en deux, la pente est plus rapide; un immense cordage enlacé autour d'une roue sous les rails, est attaché au train chargé de marchandises qui descend vers le canal, ralentit sa marche et en même temps remonte les wagons vides arrivés par le train précédent.
De tels travaux honorent la mémoire d'un homme, et le comte Charpentier, qui a toujours la gloire de cette entreprise, en aurait eu aussi les profits, si l'exécution avait été surveillée plus consciencieusement. Ce chemin de fer appartient maintenant à la grande ligne du Nord et se rattache à la station de Villers-Cotterêts à laquelle il forme embranchement.
Aujourd'hui le château d'Oigny est devenu la propriété de M. de Varlemont, ancien magistrat et membre du conseil général de l'Aisne.
Oigny fut longtemps la résidence de Antony Poileux, jeune médecin venu de Paris pendant l'épidémie de 1832 et qui, très bien accueilli au château et trouvant le pays très beau, s'y est fixé. Poileux a publié une Histoire du Duché de Valois, pendant les XVe et XVIe siècle et divers articles de science et d'histoire dans le Courrier de l'Aisne de 1833 à 1843. Il est mort depuis quelques années. Culture en 1760, 500 arp. de terres.
 
Lieux dit :
BAISEMONT autrefois BUSEMONT, BEUSEMONT ou BOSEMONT : Ferme dépendant d'Oigny. Le territoire en fut donné, en 1157, par un seigneur de l'endroit nommé Pierre, à l'abbaye de Lieu-Restauré, qui y établit une petite communauté de frères. En 1394, les moines de Lieu-Restauré échangèrent la ferme de Baisemont avec les religieux de Bourg-Fontaine, moyennant une rente annuelle de douze muids de blés.
 
 
Sources : Dictionnaire Historique de Melleville, Pages jaunes, Wikipédia.
INSEE
Villers Cotterêts et ses environs par Alexandre Michaux 1988
  683
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