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RIBEMONT
Canton: Ribemont
Arrondissement: SAINT QUENTIN
Variante:
Ancien nom: Riblemont, Ribaudi mons, Ribuarius, Riva ou Ripa montis, Ribadimons (1047), Robotmons (1804)
Population: 2109
Patron: Saint Pierre
Lien: http://mairieribemont.free.fr/index.php
(Le site de la commune (avec généalogie de Condorcet et relevés))
Mairie: Rue Condorcet
Tél :03.23.63.71.30
du lundi au vendredi : 8H30-12H et 13H30-17H30
samedi : 8H30-12H
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Statue du marquis de Condorcet-Photo : G.Destré
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Petite ville de l'ancienne Thiérache, bâtie en amphithéâtre sur la rive gauche de l'Oise, à 33km au Nord-Ouest de Laon et 15 à l'Est de St-Quentin, autrefois de l'intendance de Soissons, chef-lieu de bailliage, élection et diocèse de Laon, aujourd'hui chef-lieu de canton, arrondissement de St-Quentin, diocèse de Soissons.
Culture en 1760 : 40 charrues, 250 arpents de prés, 150 arpents de bois.
On pense que la ville de Ribemont fut fondée par les Romains; il est au moins certain que son origine remonte à une haute antiquité. Elle était, dès le 7ème siècle, le chef-lieu d'un comté et l'on y voyait déjà un château fortifié. Ce château plusieurs fois rebâti sans doute, était fameux jadis dans la contrée. Situé sur une sorte de promontoire crayeux qui domine la vallée de l'Oise, il était ceint de murs flanqués de tours et entouré de larges et profonds fossés. Au centre, s'élevait, sur une butte de terre artificielle, le donjon, tour énorme à deux étages voûtés, dont la plate-forme dépassait le sommet des plateaux voisins. On nommait ce donjon la Tour du Chin, et il était flanqué de quatre autres tours plus petites, mais aussi à deux étages, lesquelles en temps de guerre étaient confiées à la garde des quatre principaux fieffés de la terre de Ribemont, c'est-à-dire des Seigneurs de Renansart, de Pleine-Selve, de Sissy et de Thenelles.
La position de Ribemont sur les frontières du royaume, l'a exposé à bien des malheurs pendant tout le cours du moyen-âge. La ville et le château furent pris en 1117, par Raoul, comte de Vermandois. Les troupes du comte de Flandres la pillèrent en 1180 et 1183, et les Anglais l'incendièrent en 1339. Cet événement engagea les habitants à entourer leur ville de murailles en 1357. Les troupes royales, en 1441, s'emparèrent de Ribemont qui appartenait alors au comte de St-Pol, et les impériaux le rançonnèrent en 1480. Cette ville fut ensuite ruinée par le comte de Rœux en 1552, et par le Seigneur de Genlis en 1568. Balagny s'en empara en 1589. Les Espagnols le mirent au pillage en 1636, 1647, 1650 et 1652. Le 27 juillet 1653, Condé se présenta devant Ribemont à la tête de 30000 hommes : la garnison royale de 50 hommes seulement se retira dans le château, résista pendant quarante-huit heures à toutes les attaques, et donna ainsi à Turenne le temps de couvrir St-Quentin ; la ville fut incendiée. En 1667, la garnison espagnole de Cambrai vint encore la piller et brûla ses archives.
Les habitants de Ribemont avaient été affranchis dans le courant du 12ème, et dotés d'une charte communale dont le texte est égaré depuis fort longtemps. Plusieurs familles de cette ville furent anoblies en différents temps pour cause de services rendus à l'Etat dans le métier des armes. On cite parmi elles, les Desfossés, de Louen, Forestier, Mézières, dont l'un, commandant un régiment de chevau-légers, soutint à sa tête tous les efforts de l'armée espagnole au siège de Dunkerke, enfin Descroisettes qui, au 17ème siècle, remplit une mission diplomatique en Allemagne et en Turquie.
Ribemont possédait autrefois deux établissements religieux, un prieuré et une abbaye d'hommes. Le prieuré devait sa naissance aux reliques de St Germain l'Ecossais, qui avaient été apportées dans cette ville au 9ème par les religieux de Sénarpont chassés de leur maison par les Normands. Ces religieux desservirent d'abord la chapelle du château ; puis, ils furent remplacés par des moines de St-Nicolas-des-Prés. Cette abbaye fut fondée en 1083, par Anselme, Seigneur de Ribemont, pour des religieux Bénédictins. Au 12ème siècle, on y voyait une école publique. La réforme de St Maur y fut introduite en 1645. En conséquence d'un édit général de réforme, la manse conventuelle de cette maison qui était alors de 12000 livres, fut réunie d'abord à St-Vincent de Laon, puis à Orbais ; mais la conventualité y fut rétablie en 1779. Au moment de la révolution, on n'y comptait que cinq religieux dont les revenus s'élevaient à près de 20000 livres.
On prétend qu'il y a eu jusqu'à huit paroisses à Ribemont. Au moment de la révolution, elles se trouvaient réduites à deux, et aujourd'hui, il n'y en a plus qu'une. Le bailliage royal de Ribemont était fort ancien et fort renommé autrefois ; sa coutume était très étendue. Ses appellations ressortissaient tant au présidial de Laon qu'au parlement de Paris. Il fut supprimé en 1766, et réuni au bailliage ducal de Guise. On doit à l'un des conseillers de ce bailliage, un livre sur le droit intitulé : les entretiens de Godard.
Aux mois d'octobre 1763 et novembre 1765, il tomba à Ribemont une pluie rouge dite pluie de sang. Cette eau soumise à la distillation, donna une sorte de mucilage gras, qu'on regarda comme du vrai sang, et qu'on crut provenir de papillons sortant de leur chrysalide.
  • Eglise St Pierre et St Paul, fonts baptismaux du XIIème siècle
  • Vestiges de fortifications
  • Chapelle St Germain ( belles boiseries intérieures)
  • Statue de Condorcet de Diosi
  • Maison natale de Condorcet, musée
  • Ancienne abbaye St Nicolas des Prés, quelques traces de motifs anciens, logis abbatial reconstruit ainsi que la chapelle.
  • Monument commémoratif, place du château, en l'honneur des divisions qui ont combattu sur le territoire de Ribemont durant la 1ère guerre mondiale.
  • Anciens moulins
  • Motte féodale
  •  
     
    Sources : Les 816 communes de l'Aisne, Daniel Delattre ; Dictionnaire historique de l'Aisne, Melleville-Fiche : M.A. Schioppa-Photographies : N. Debreux, Natty et S. Sartori
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