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SAINT QUENTIN
Canton: Saint-Quentin Centre, Nord et Sud
Arrondissement: SAINT QUENTIN
Variante:
Ancien nom: Linon-sur-Somme, Somme-Libre, Egalité-sur-Somme (noms révolutionnaires)
Population: 58486
Patron: Saint Quentin
Lien: http://www.ville-saintquentin.fr/
(Site officiel de la ville de Saint-Quentin)
Mairie: 1 place de l'Hôtel de Ville
02100 SAINT QUENTIN
Tél : 03.23.06.90.00
Lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30
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Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Ville construite sur un passage fréquenté de la Somme
Autrefois chef lieu de bailliage et d'élection. La juridiction du bailliage s'étendait sur 222 villes, bourgs, villages ou hameaux, son élection dépendant de la généralité d'Amiens.
La ville faisait partie de la Belgique Seconde ou Gaule belge. Elle fut fondée en 27 av JC par les romains sur une basse colline de craie dominant la vallée de la Somme.
Durant la période romaine la ville était connue sous le nom d' Augusta Viromanduorum nom qui lui fut donné par Auguste, empereur romain, parce qu'elle avait été capitale d'un pays occupé par un peuple appelé Veromandui (Viromanduens), nom duquel est venu celui des Vermandois.
C'est vers le 8e siècle que St Quentin reçut la dénomination actuelle tirée du nom de son patron : le martyr Quintinus en 287. Ce jeune missionnaire romain chrétien était venu prêcher, mais dénoncé au gouverneur de la province Rectiovarus préfet d'Amiens, il fut mis à mort et son corps jeté dans la Somme à St Quentin . Vers 358 une dame romaine appelée Eusébie retrouva ses reliques et les fit transporter sur le haut de la colline où on édifia une église. Elles firent l'objet d'un pèlerinage fréquenté jusqu'en 1914.
La ville fut saccagée par les Vandales en l'an 407, puis par les Huns d'Attila en l'an 451.
S'y établit en 645 un chapitre collégial qui entraina rapidement son essor. Malgré son enceinte de grands murs la ville fut ravagée par les Normands en 883, puis reprise par Pépin comte de Péronne en 886.
Suite à ces désastres Charlemagne aida la ville à réparer ses ruines et à enrichir son église.
La ville devint le chef-lieu du comté du Vermandois, comté créé par Louis le Débonnaire en faveur de Pépin, fils de Bernard roi d'Italie qui était son neveu. Une Charte communale lui fut accordée par le comte de Vermandois en 1045/1080, officialisant ses libertés. Elle fut étendue en 1111. St Quentin devint ville royale en 1191. Philipe Auguste confirma la charte en 1195. Les habitants jouissaient de certaines franchises. Philippe Auguste promettait de ne pas altérer la monnaie.
La ville eut à souffrir de fréquents désastres, elle fut prise et pillée plusieurs fois. Pendant le 15e siècle elle changea sept fois de mains ! La ville fut prise par les espagnols en 1557 malgré l'héroique résistance de Coligny. Elle fut mise à sac et ses habitants dispersés.
C'est en réparation pour la destruction de l'église St Laurent que Philippe II d'Espagne fit construire son palais de l'Escorial en forme de gril.
En 1636 il y eut une terrible épidémie de peste qui fit périr 3000 habitants dans la ville.
Sous le règne de Louis XIV, la ville fut fortifiée par les habitants et aussi par Vauban. Elle cessa alors d'être en guerre.
Ville assiégée et prise par les Prussiens en 1870.
Ville entièrement détruite par les allemands en mars 1917 lors de leur repli sur la ligne Hindenburg.
  • Industrie :
    Depuis le 13e siècle St Quentin était une ville commerçante et industrielle. La fabrication des draps s'y introduisit au début du 14e siècle et prit de grands développements.
    Il y avait alors 4 corps de métiers : les tisserands, les foulons, les teinturiers et les tondeurs, auxquels le roi permit en 1320 de faire des pannes (de tissus, étoffes) légales pour être vendues en gros et en détail.
    La révolution arriva aux Pays Bas dans les années 1579 lorsqu'ils entreprirent de se soustraire à la domination espagnole, les Hollandais en firent sortit la fabrication des toiles de "mulquinerie" du pays. En France Cambrai profita de cette industrie qui fut apportée à St Quentin par un dénommé Armand Grommelin, originaire de Courtrai. Un étude du sol lui montra qu'il était propre à la culture du lin et il créa en 1580 à St Quentin une première fabrique de linon. Il apporta des améliorations en perfectionnant les lieux de stockage.
    L'industrie prospéra et tout le monde se fit "mulquinier". En 1698 on comptait 25 négociants ou gros marchands et 60 petits marchands.
    Au milieu du 18e siècle, le commerce de St Quentin s'enrichit de deux autres industries : la fabrication des mousselines et des gazes de fils à différents ramages, et la manufacture de gaze de soie (qui en 1780 occupait 4 blanchisseries, 4 ploieries et 20 courtiers.
    Un fabrique d'amidon fut crée en 1780.
    A la veille de la Révolution, les fabriques de St Quentin avaient pris un essor considérable : elles occupaient tant à la ville qu'à la campagne 12 à 14000 métiers à tisser, 60 à 70000 fileuses. La fabrique annuelle s'élevait de 150 000 à 160 000 pièces de tissus, et l'exportation à 35 000 pièces. La Révolution lui porta un coup funeste : en 1800, elle n'occupait plus que 3000 métiers et la fabrication ne s'élevait plus qu'à 40 000 pièces par an.
    Elle reprit ensuite une activité nouvelle et son essor reprit. Il fut facilité par la démolition des remparts en 1801, la construction du canal de St Quentin ouvert en 1810, et le développement des chemins de fer du Nord.
  • Eglises :
    Avant la Révolution Saint Quentin comprenait 12 paroisses (qui furent réduites à une seule après la révolution).Ses établissements religieux étaient nombreux : deux collégiales, trois abbayes dont une de filles, une prévôté, une commanderie et quatre couvents.
    Les paroisses : Notre Dame, Saint Maurice à Oestres (la paroisse de Oestres était rattachée à celle St Nicaise jusqu'en 1668) St André, St Eloi, Saint Jacques, Saint Jean, Saint Martin, St Nicaise, Saint Remy, Saint Thomas, Sainte Catherine, Sainte Marguerite, Sainte Pecinne, Eglise Royale, Hôtel Dieu
  • Enseignements : l'établissement d'une école gratuite de filles remonte à 1613 et l'école de garçons à 1648. Le célèbre pastelliste Quentin de la Tour y fonda en 1782 une école gratuite de dessin.
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    Hameaux :
  • Oestres
    Oistrum en 1076, Hoistrum en 986 Hameau qui dépendait de St Quentin
    Population : 84 feux en 1816 Histoire : fut donné en 986 à l'abbaye de St Quentin en l'Ile par Albert 1er comte de Vermandois, passa ensuite entre les mains de l'abbaye de Saint Prix Au 10e siècle on y cultivait la vigne.
    Paroisse St Maurice rattaché à St Nicaise jusqu'en 1668
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    Sources : Dictionnaire historique, généalogique et géographique du département de l'Aisne. Melleville-Fiche : V. Joathon
    INSEE
    Pages jaunes
    Les noms révolutionnaires des communes par Figueres.
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