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SOISSONS
Canton: Soissons Nord et Sud
Arrondissement: SOISSONS
Variante:
Ancien nom: Ouessona (Ptolémée), Suessiona, Sessona, Sessiona, Soissiona, Sexona, Sexiona, Vesona (9e siècle), Vesiona.
Population: 29576
Patron: Jadis 8 paroisses : Notre-Dame, St-Pierre, St-Wast, St-Léger, St-Remi, St-Jacques, St-Martin et St-Quentin, maintenant réduites à deux, celles de Notre-Dame et St-Waast.
Lien: http://www.ville-soissons.fr/
(La ville de Soissons : )
Mairie: Place de l'Hotel de ville
02200 Soissons
Tél : 03.23.59.90.00
lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30
samedi de 9h à 12h
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L'hôtel de ville- M.Trannois
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Ville ancienne, jadis capitale du Soissonnais, bâtie sur la rivière d'Aisne, à laquelle elle paraît emprunter son nom, à 40 k. au sud de Laon, autrefois chef-lieu d'intendance, de bailliage, d'élection et de diocèse, aujourd'hui chef-lieu de canton, d'arrondissement et du diocèse de Soissons et de Laon.
Il serait puéril de rechercher quand et par qui la ville de Soissons fut fondée. Ce qu'on peut dire de certain, c'est qu'elle existait déjà, soit comme ville, soit comme bourgade importante, lorsque les romains entreprirent la conquête des Gaules ; mais nous ne croyons pas que ce soit elle dont César parle sous le nom de Noviodunum. La conquête en accrut encore l'importance et l'étendue, car les vainqueurs y élevèrent un château, connu sous le nom de château d'albâtre, un temple, un amphithéâtre, et firent converger sur elle plusieurs grandes voies de communication ; dès-lors elle prit le nom d'Augusta Suessonum. Les lumières de l'évangile pénétrèrent de bonne heure dans les murs de Soissons. Elles y furent apportées, à la fin de 3e siècle, par St Crépin et St Cripinien qui y souffrirent le martyre. Quelques années plus tard, Soissons vit la civilisation que les Romains avaient importée dans les Gaules, expirer derrière ses remparts par la défaite de Syagrius. Pendant toute la durée de la première race, le rôle de Soissons fut important et son nom se trouva constamment mêlé aux évènements qui signalèrent les commencements de la monarchie des Francs ; mais ne pouvant, à cause de leur étendue, entrer dans ces détails, nous devons nous contenter d'indiquer les faits principaux et plus particulièrement locaux.
Après la mort de Clovis, cette ville devint la capitale de son plus jeune fils, Clotaire. Sous Chilpéric, son successeur , elle tomba trois fois au pouvoir de Sigebert, et après la mort de Chilpéric, Soissons, devenu le point de mire de tous les partis, passa successivement dans toutes les mains. Clotaire lui rendit enfin la tranquillité qu'elle ne connaissait plus depuis longtemps ; mais ce fut seulement sous le gouvernement de Charlemagne que cette ville recouvra un peu de son ancienne splendeur. Après la mort de Louis-le-Débonnaire, elle fut comprise dans le lot de Charles-le-Chauve ; mais Lothaire accourut et s'en empara pour la perdre presqu'aussitôt. Pendant les troubles et les guerres qui signalèrent la fin du règne des Carlovingiens, Soissons, pris et repris successivement par tous les partis, fut autant de fois pillé et saccagé. A la suite de ces longues calamités, cette ville entra enfin dans une période de repos et de prospérité qu'elle n'avait peut-être jamais connu jusque là. Elle les dut à la concessions que l'un de ses comtes, Renaud IIi, lui fit d'une organisation municipale vers 1119, au moment sans doute où il prit possession du domaine paternel. Nous nous servons avec intention du mot organisation municipale, car ce ne fut pas, ainsi qu'on l'a dit jusqu'ici, une véritable commune comme à St-Quentin et à Laon, emportant de droit d'affranchissement des habitants. Loin de là, ceux d'entre eux, et c'était le plus grand nombre sans doute, qui ne jouissaient pas de la liberté, continuèrent à rester serfs, puisque l'article 7 de cette charte ordonne expressément que les hommes de cette condition continuent à payer le cens à leurs seigneurs, sous peine d'une amende de 5 sous. Le fors-mariage ne fut pas d'avantage aboli : il fut seulement modéré de cette manière que celui qui épouserait une femme contre la volonté de son maître, serait tenu de désintéresser celui-ci par une amende de 5 sous (Sur les réclamations des seigneurs, cet arrangement fut encore modifié en 1136 par décision royale. Il fut dit alors que celui qui épouserait une femme soumise à un autre maître que le sien, serait tenu par compensation de marier l'un de ses enfants sur les domaines du maître de sa femme).
Une charte royale de 1136 nous apprend même que les Soissonnais étaient encore assujettis aux tailles et aux corvées, deux autres charges attachées à la condition servile. D'après cela, nous nous croyons en droit de dire, comme nous le faisons, que la concession de Renaud III ne fut pas une véritable institution communale, mais une simple association dse habitants, comme nous en avons vu des exemples aux articles de Guise, Barbouval, etc. La charte de ce seigneur se contenta donc d'organiser l'administration civile à Soissons, ce qui était déjà pour l'époque un immense bienfait. Les habitants eurent dès-lors un mayeur et des jurés élus par eux pour gérer les affaires de la ville, et des échevins pour rendre la justice dans les causes qui s'élevaient entre eux. L'action de la justice, jusque là arbitraire fut réglée dans beaucoup de points, dont le plus important fut que, à l'avenir, nul ne pourrait être arrêté sur une simple dénonciation sans l'intervention du juge. Toutefois, les Soissonnais ne se montrèrent jamais satisfaits de cette organisation incomplète qui les entraîna dans des luttes continuelles avec les seigneurs laïques ou ecclésiastiques de leur ville. Aussi, au commencement du 14e siècle, voyant leurs finances épuisées, demandèrent-ils d'eux-mêmes au roi la suppression de cette institution. Charles-le-Bel leur accorda leur demande en 1323, et remplaça l'ancienne administration par un prévôt à sa nomination. Cette organisation ne dura que peu de temps. En 1341, le prévôt fut à son tour remplacé par des magistrats électifs qui prirent le nom de gouverneurs.
Soissons souffrit cruellement de la guerre civile aux 15e et 16e siècles. D'abord occupée par les Bourguignons, cette ville fut attaquée par l'armée royale en 1414, enlevée de vive force et mise à sac. François 1er fit réparer les murs de Soissons en 1541, ce qui n'empêcha pas Charles-Quint de s'en emparer sans coup férir. Après son départ, on ajouta à ces fortifications et l'on agrandit l'enceinte de la place. Les portes en furent encore ouvertes aux huguenots en 1567, et pendant leur occupation qui dura six mois, la ville fut en proie à tous les désordres et à toutes les dévastations. Ces malheurs portèrent les Soissonnais à embrasser avec ardeur le parti de la ligue et à lui rester attachés jusqu'au moment où celle-ci fut abattue par Henri IV. Peu d'années après, elle fut livrée aux princes mécontents par le duc de Mayenne, à qui cette ville avait été donnée par le roi comme place de sûreté. La mort du maréchal d'Ancre la fit rentrer dans les mains de ce prince. A partir de ce temps, les annales de Soissons deviennent d'une heureuse stérilité. Elles ne présentent plus guère que des débats relatifs à l'organisation municipale qui, jusqu'à la révolution, subit toutes sortes de changements. L'époque révolutionnaire elle-même n'y marque par aucun fait saillant. Elle y perdit son intendance et, de même que les autres villes, tous ses établissements religieux. Lors de l'invasion du sol français par les armées alliées en 1814, Soissons eut le malheur d'être occupé deux fois. Cette ville résista mieux à une troisième attaque dirigée par le général Bulow ; mais la reddition de Paris entraîna aussi la sienne, le 20 juillet.
Onze conciles ont été réunis à Soissons entre les années 744 et 1435. Le plus célèbre est celui de 1422, où Abeilard fut condamné à brûler lui-même son livre de la Trinité.
La ville de Soissons est bâtie sur la gauche de l'Aisne ; mais elle a un vaste faubourg qui s'étend sur la rive droite et auquel elle communique par un pont en pierres de plusieurs arches. Il paraît qu'antérieurement au 7e siècle, ce pont n'était qu'en bois. On s'occupa sous le roi Dagobert, de le bâtir en pierre, et l'exécution de ce projet parut alors une chose si prodigieuse que le peuple y vit l'intervention manifeste du diable. Cela donna lieu à l'établissement d'une légende trop curieuse pour ne pas mériter de trouver une place ici.
L'architecte qui s'était chargé de la construction de ce pont, ne tarda pas à se voir arrêté par les difficultés de l'entreprise. Ne sachant plus comment s'y prendre, il fit un pacte avec le diable. Celui-ci consentit à faire besogne, mais sous la condition que le pont une fois bâti, tout treizième individu qui passerait dessus lui appartiendrait. Dès le lendemain, le pont était fini. Tout aussitôt le diable se mit à prélever son droit, et chaque homme, femme ou enfant qui le traversait à la suite de treize autres, était enlevé par lui et disparaissait. Heureusement pour la ville de Soissons, que cet impôt gênait très fort, St-Wast, évêque d'Arras, vint visiter ses murs à cette époque. Il ne tarda pas à être instruit de la terrible convention, et tout aussitôt il résolut de ravir au diable sa proie quotidienne. A son tour, il se dirige vers le pont à la tête du clergé; devant lui marchent douze enfants de choeur, et il s'avance le treizième, prêt à combattre le diable quand il s'offrirait à sa vue. A peine a-t-il fait quelques pas sur le pont qu'il aperçoit de l'autre côté deux cornes énormes puis ses épaules, puis ses bras et son corps, et au moment où l'évêque touche l'autre rive, le diable, entièrement sorti de terre, veut se jeter sur lui. Mais le prélat, saisissant d'une main un cou et s'en sert comme d'une corde pour le maîtriser. Il le conduit ainsi en laisse, vaincu et soumis, jusqu'à une haute tour voisine où il le renferme, avec défense d'en sortir avant un an et seulement par la lucarne du haut de l'escalier. Or, cet escalier n'avait pas moins de 365 marches ; St Wast lui commande encore de n'en pas gravir plus d'une marche par jour. Dès-lors, les habitants purent passer impunément sur le pont sans crainte d'être enlevés par le diable. Mais le 364e jour on se rappela qu'il allait recouvrer sa liberté, n'ayant plus pour cela qu'une marche à franchir, et qu'alors il recommencerait à prélever son ancien et terrible droit. Aussitôt St Wast accourt de nouveau, force par ses exorcismes le diable à redescendre toutes les marches de l'escalier de la tour, pour ne les remonter encore qu'une à une. Le clergé de Soissons continua l'oeuvre de St Wast, et, jusqu'à la révolution, il exorcisa solennellement chaque année le démon auprès de cette tour.
Soissons possédait autrefois dans ses murs des établissements religieux nombreux et importants. Un évêché, une abbaye de Bénédictins de St Maur, une autre de chanoines réguliers, deux de la congrégation de France, une abbaye de Bénédictines, et des couvents de Feuillans, Cordeliers, Capucins et Minimes.
Le chapitre de la cathédrale, fondé à une époque inconnue, comptait d'abord 64 membres prébendés ; mais en dernier lieu il ne se composait plus que de 42 chanoines, dont un prévôt, un doyen, 4 archidiacres, un trésorier, un grand chantre, un écolâtre de 33 chanoines. Au moment de la révolution, cet établissement religieux possédait 159 808 livres de revenus, et ses charges s'élevaient à 34 530 livres. Le chapitre de St-Pierre-au-Parvis avait été fondé en l'année 626. En dernier lieu, il comptait 27 chanoines et un doyen, chef de la communauté. L'abbesse de N.-D. était trésorière de ce chapitre, jouissait d'une prébende et avait sa stalle dans le choeur de l'église. A la révoluton, les revenus de cette communauté s'élevaient à 20 440 livres. La fondation du chapitre de Notre-Dame-des-Vignes remontait à l'année 1180 ; elle avait été faite par Nivelon, évêque de Soissons. Cette communauté comprenait 9 chanoines et un doyen, et son église servait de paroisse à un quartier de la ville. Plus anciennement, on voyait encore trois autres chapitres à Soissons ; celui de St-Prince, fondé à une époque inconnue dans la chapelle du château et réuni à l'abbaye de St-Léger en 1234 ; celui de St-Wast, dont l'érection remontait à l'année 1127, lequel fut transformé en 1782 en une maison de retraite pour les curés âgés ou infirmes du diocèse de Soissons ; et celui de St-Louis, fondé en 1330 par Gérard de Cortonne dans la chapelle de l'évêché pour six prébendés. Il fut réuni au séminaire en 1670.
L'époque de la fondation de l'abbaye de St Crépin-le-Grand n'est pas connue avec certitude ; mais elle est antérieure au 6e siècle. Le personnel de cette communauté, après avoir été très nombreux, se trouvait réduit, au moment de la révolution, à 5 religieux, dont les revenus étaient de 19 772 livres. L'abbaye de St-Jean-des-Vignes, composée de chanoines réguliers sous la règle de St Augustin, avait été fondée en 1076 par Hugues-le-Blanc, seigneur de Château-Thierry. Elle était gouvernée par un prieur et un sous-prieur. L'église et le cloître de cette maison, dont on admire les magnifiques débris, furent bâtis au 13e siècle. En dernier lieu, on y comptait 31 religieux, dont les revenus s'élevaient à 40 000 livres. L'abbaye de St-Crépin-en-Chaie fut bâtie à un quart de lieux de Soissons sur le bord de l'Aisne, dans un lieu où l'on croyait que St Crépin et St Crépinien avaient souffert le martyre. Les premiers moines tirés de l'abbaye d'Arrouaise, furent remplacés en 1660 par des religieux de la congrégation de France. En 1790, ils n'étaient plus que deux. La fondation de l'abbaye de St-Léger, maison de chanoines réguliers de l'ordre de Ste-Geneviève de la congrégation de France, remontait à 1139. Les premiers religieux en furent tirés de l'abbaye d'Arrouaise. Ces chanoines furent toujours en petit nombre ; en 1790, on n'en comptait que cinq. L'abbaye de Notre-Dame fut fondée pour des filles en l'année 660, par St Drausin, évêque de Soissons, et richement dotée par Ebroin, maire du palais. Aussi le nombre des religieuses qui l'habitaient fut-il très considérable dans l'origine. Charles-le-Chauve décida, en l'année 858, que les filles de choeur de cette maison ne dépasseraient pas à l'avenir le nombre de 216, qu'il y aurait de plus 40 soeurs converses et 30 femmes de service ou tourières. Plusieurs princesses et beaucoup de filles issues des meilleurs maisons de France, prirent l'abit religieux dans cette maison. Au moment de la révolution, l'abbaye de N.-D. était encore l'une des mieux rentées du pays ; ses revenus s'élevaient à 160 192 liv., et l'on n'y comptait plus que 30 dames de choeur avec 20 converses. Sa dernière abbesse fut Mme de la Rochefoucault. Quant aux couvents de feuillans, Cordeliers, Capucins et Minimes établis à Soissons, nous ne reviendrons pas ici sur ce que nous en avons dit ailleurs.
L'hôtel-Dieu de Soissons fut fondée en 1247 par un particulier nommé Gautier Ceranius, pour des pauvres pèlerins et des infirmes. Il fut d'abord desservi par plusieurs religieux prêtres, 12 religieuses de choeur et quelques converses. Dans le courant du 17e siècle on y introduisit des dames Augustines dont le nombre fut porté à 16. Le gouvernement en fut en même temps confié à 6 administrateurs, 3 ecclésiastiques et 3 laïques. La fondation de l'hôpital général de cette ville remonte à l'année 1637. Son établissement eut pour but de retirer les pauvres de la ville, faubourgs et banlieue de Soissons, jusqu'à concurrence de 200 personnes, dont 100 enfants de l'un et l'autre sexes, qui devaient se prendre entre 7 et 8 ans pour être élevés jusqu'à 20, et 100 vieillards infirmes des deux sexes, pour le reste de leurs jours. La conduite de cet établissement fut confiée à 3 soeurs de Genlis qui enseignaient en même temps les filles, et à 4 clercs-laïcs chargés de l'instruction des garçons. Il était administré par six personnes, deux ecclésiastiques et quatre laïques.
Le collège de Soissons fut établi au commencement du 14e siècle. Avant le 17e, il n'était tenu que par un régent ou principal, prêtre séculier. M. de Bourlon, évêque de Soissons, y introduisit en 1673 les prêtres de l'Oratoire, dont le supérieur, à sa nomination, devait être triennal. Le nombre des régents fut alors porté à sept, dont 5 pour les humanités et deux pour la philosophie. Le séminaire fut fondé en 1668 par M. Alenxandre Duport, avocat du roi au bailliage de cette ville. Cette maison fut successivement gouvernée par des prêtres séculiers, des prêtres de l'Oratoire et des prêtres de la mission de St-Lazare ; ces derniers y furent introduits en 1772. Une chapelle, différentes prébendes et plusieurs prieurés furent réunis à cet établissement et formaient, avec plusieurs bourses fondées par des particuliers, ses revenus avant la révolution. Une académie fut organisée en 1635 à Soissons par Julien de Héricourt et affiliée à l'Académie française. En 1761, on y établit encore une société d'agriculture.
Soissons avait de plus autrefois une intendance, sur laquelle nous avons donné des détails dans le premier volume de cet ouvrage : un bailliage royal érigé en 1411, et une maîtrise des eaux et forêts. Il possédait encore une compagnie d'arquebusiers composée de 20 chevaliers, et une autre de l'arc comprenant 26 membres.
Soissons a donné le jour à une cinquantaine de personnages distingués dont nous allons présenter la liste.
On trouve parmi eux six dignitaires ecclésiastiques et deux haut fonctionnaires civils, savoir ; Paschase Radbert, le célèbre abbé de Corbie au 9e siècle ; Bernard ou Bernered, abbé de St-Crépin-le-Grand au 12e ; Richard d'Atry ou de Laitre, abbé de St-Germain-des-Prés au 14e ; Gérad Gobaille, évêque de Paris au siècle suivant ; Matthieu de Longuejoue, évêque de Soissons au 16e ; et René Biet, abbé de St-Léger de cette ville au siècle dernier.
Les hauts fonctionnaires sont : Nicolas Desmarets, contrôleur général des finances au 17e siècle et Nicolas-Marie Quinette, ministre de l'intérieur sous le Directoire.
Sept historiens et un chroniqueur sont nés en cette ville : Nicolas Berlette en a écrit, au 16e siècle, la première histoire qui n'a point été publiée ; Melchior-Regnault, Rousseau-Desfontaines, Fiquet, Mesurolle et Lemoine ont continué ou refait ce travail à différentes époques ; mais la plupart de leurs recherches sont restées manuscrites. Jean-Baptiste-Louis Brayer est l'auteur de la statistique du département publiée en 1823.
Le chroniqueur né à Soissons est Nicolas Lesueur, avocat du roi au bailliage de cette ville, au 16e siècle.
Les littérateurs natifs de Soissons sont assez nombreux : Eudes ou Odon de Soissons, écrivain sacré, et Sébastien Mamerot, littérateur et voyageur, vivaient tous deux au 13 e siècle. Deux autres écrivains sacrés, Jean Cannart, chanoine de St-Gervais, puis minime, et Pierre Moreau, aussi minime, appartiennent au 16e siècle. Julien de Héricourt, Nicolas Hébert, trésorier de France ; Julien Vernier, de l'ordre de Citeaux, et Paul Moreau, chanoine et archidiacre, sont du siècle suivant. Claude Carlier, sous-maître au collège Mazzarin, vivait au 18e siècle. A cette même époque appartiennent le journaliste Fiévée ; l'auteur dramatique, Joseph Landon, et l'acteur de l'Opéra, Joseph Rousseau.
Nous trouvons encore que quatre poètes ont pris le jour à Soissons ; Thierry trouvère du 12e siècle ; Pierre-Hubert Suzanneau, Antoine Berthemet, avocat au parlement de Paris, et Hélène de Basins, lesquels vivaient aux 16e, 17e et 18e siècles.
Les professeurs, prédicateurs et théologiens natifs de cette ville sont peu nombreux : Guillaume de Soissons était un habile rhéteur du 12e siècle ; le jésuite Jérôme de Gonnelieu, et le voyageur Bazile de Soissons, furent deux prédicateurs célèbres au 17e siècle ; enfin, le franciscain Célestin de Soissons était un profond théologien du même temps.
Soissons a aussi donné le jour à deux jurisconsultes renommés : Adrien Amerot, professeur à l'Université de Louvain au 16e siècle, est l'auteur du premier dictionnaire grec ; Louis ou Lucien de Héricourt, né en 1687, a édité les lois ecclésiastiques de la France.
Trois peintres de talent sont nés en cette ville : Charles Minoufflet et Pierre Tacheron furent d'habiles peintres verriers aux 16e et 17e siècles ; Crépin Quillet, entièrement inconnu aujourd'hui, jouissait au 17e siècle d'une certaine réputation comme peintre de tableaux. Il peignit une grande partie de la galerie des jésuites de Paris, et fit plusieurs tableaux pour l'abbaye de St-Martin de Laon où il était religieux prémontré. C'est à lui que l'on doit sans doute la tentation de St Antoine aujourd'hui placée dans le musée de Laon, laquelle provient de cette ancienne maison religieuse.
Soissons se recommande surtout par les médecins auxquels il a donné le jour : Jean Ruel était au 16e siècle un médecin célèbre, auquel on doit le premier livre de botanique publié en France ; Renaud Sturme vivait à la même époque ; Anne-Amable Augier-Dufot, et Antoine-François Petit, appartiennent au 18e siècle. Ce dernier fut premier médecin du duc d'Orléans et membre de l'Académie des sciences. Enfin, Jean-Baptiste Paroisse, mort seulement en 1825, fut premier médecin des rois de Naples et d'Espagne ; il a publié un ouvrage sur la chirurgie.
Cette ville n'a donné le jour qu'à quatre hommes de guerre : Charle-Philippe Ronsin, général révolutionnaire ; Pile, Claude-Thomas du Tour de Noirfosse, et H.-Fr. Charpentier, tous trois généraux sous l'Empire, et N. Vinot, lieutenant-général à la même époque.
Parmi les célébrités Soissonnaises, nous devons encore ranger : un chimiste, Pierre-François Tingry, mort à Genève en 1821 ; un géographe, Jacques Robbe, qui vivait au 17e siècle ; un mathématicien, Gervais de la Cour, appartenant au 16e ; un architecte, François Cuviller, au siècle dernier, et l'inventeur des lampes à double courant d'air, M. Quinquet.
Les principaux ouvrages publiés sur l'histoire de Soissons sont : Abrégé de l'histoire de l'ancienne ville de Soissons, etc, par Melchior Regnault, 1633 ; Histoire des antiquités de la ville de Soissons, par Lemoine, porte-manteau du roi, 1771 ; Histoire de Soissons, par Leroux ; Histoire de Soissons par les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, par Henri Martin et P.-L. Jacob, 1837. Culture en 1760, 26 charrues, un arp. de vignes.
 
Lieux dit :
CHEVREUX, autrefois CHEVREL : Ferme dépendant de Soissons. Il en est question en 1240. C'était jadis un fief relevant de Buzancy, ayant ses seigneurs particuliers.
 
 
Sources : Dictionnaire Historique de Melleville, Pages jaunes, Wikipédia.
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