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VILLERS COTTERETS
Canton: Villers-Cotterêts
Arrondissement: SOISSONS
Variante: VILLERS QUEUE ou COL DE RETZ, VILLERS-COTTRES ou COSTERETS.
Ancien nom: Villare ad Cotiam ou Retiam, ad Collum ou Caudam Retioe ou Resti ou Juxtà Restum.
Population: 10490
Patron: Saint Nicolas.
Lien: http://www.mairie-villerscotterets.fr/
(La mairie de Villers-Cotterêts : )
Mairie: 3 rue de l'hôtel de Ville
02600 Villers-Cotterêts
Tél : 03.23.96.55.00
du lundi au jeudi : 8H30-12H et 13H30-18H
le vendredi fermeture à 16H30, samedi : 10h-12h
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L'église- Guy Destré
 
Aujourd'hui | Autrefois
Histoire :
Petite ville de l'ancien Valois, bâtie dans une plaine élevée à 70 k. au S.-O. de Laon et 30 de Soissons, autrefois de l'intendance de cette ville, chef-lieu de bailliage, de l'élection de Crespy, diocèse de Soissons, aujourd'hui chef-lieu de canton, de l'arrondissement et diocèse de Soissons.
Cette ville tire son nom de la forêt voisine qui s'appelait autrefois la forêt de Retz. On prétend qu'elle doit sa naissance à une ferme qu'un seigneur de Nanteuil aurait fait bâtir en ce lieu au 6e siècle. D'autres fermes lui ayant été réunies plus tard, il se forma un hameau qui porta d'abord le nom de Villers-St-Georges, lequel fut, par la suite, changé en celui de Villers Col de Retz ou Queue de Retz, dont on a fait Cotterêts. Les séjours fréquents que les rois de la 3e race firent dans ce village y attirèrent des habitants et le transformèrent peut à peu en une petite ville. Ces princes y avaient fait bâtir un château que l'on nommait la Malmaison ; les Anglais le ruinèrent au 15e siècle. Il fut rebâti par François 1er en 1530 plus grand et plus beau qu'auparavant. Ce prince, ainsi que Henri II, François II et Catherine de Médicis y firent de fréquents séjours. Charles-Quint s'y arrêta en 1544 lors de son expédition dans la Champagne, et Charles IX y conduisit sa jeune épouse aussitôt après ses noces. Un grand nombre d'édits furent rendus à Villers-Cotterêts. Le plus important est celui de 1539 par lequel François 1er ordonna qu'à l'avenir les curés tiendraient des registres de baptême. Le château de Villers-Cotterêts étant sortis des mains des rois de France, fut abandonné et tomba en ruines. Le duc d'Orléans songea, en 1750, à le faire réparer et embellir ; ces travaux lui coûtèrent deux millions. Il fit en outre construire dans le bourg l'hôtel de la Vénerie pour 30 000 liv., fit élever, en 1770, les murs du grand parc d'un développement de 17 189 toises pour 500 000 liv., et fit creuser, en 1757, le ru de Thimet et ceux d'Automne et de Savières pour les rendre flottables, ce qui lui occasionna une autre dépense de 130 000 liv. Ce château, encore presqu'entier aujourd'hui, est remarquable par ses sculptures ; il sert de dépôt de mendicité au département de la Seine. Deux communautés religieuses s'établirent à Villers-Cotterêts au 17e siècle. Ce furent d'abord les religieuses de St-Remi de Senlis qui, ayant eu leur maison rasée lors du siège de cette ville en 1589, vinrent se fixer, en 1635, dans la chapelle de St-Georges, d'où leur maison prit le nom de St-Remi-St-Georges. Au moment de la révolution, on y comptait 4 religieuses et 4 converses dont les revenus s'élevaient à 20 242 liv. Les mêmes causes y amenèrent aussi la translation des prémontrés de Clairfontaine en 1676. Cette ville possédait de plus un bailliage, une maîtrise et une capitainerie des chasses, un hôpital tenu par quatre soeurs de St-Lazare, un petit collège, deux écoles tenues par des maîtres, et une fondation de 200 liv. faite par un sieur Lefranc pour l'instruction des enfants pauvres. Il y avait en outre la corporation des ménétriers au nombre de six membres, dont le chef, nommé par le duc de Valois, prenait le titre de Lieutenant général des violons du duché de Valois. Il avait le droit d'inspection sur tous les ménétriers des six châtellenies de ce duché. On remarque dans la forêt une butte conique, portant aujourd'hui le nom de Bellevue, mais qui se nommait autrefois le Mont-aux-Fées ou au Faîte. C'est l'un des points le plus élevé de tout le département, son sommet étant à 255 mètres au-dessus de l'océan ; on l'aperçoit très distinctement de Laon. On prétend qu'il était autrefois fréquenté par des fées qui y rendaient des oracles.
Villers-Cotterêts est la patrie de Pierre Gosset, abbé de prémontré en 1613 ; de Démoustier, l'auteur des charmantes lettres sur la mythologie, et d'Alexandre Davis Dumas de la Pailleterie, général de division sous l'empire.
L'église Saint Nicolas élevée en 1173, n'était alors que la chapelle du chateau bâti par Philippe d'Alsace, et dédiée à St-Maur.
Restaurée au 16ème siècle et alors dédiée à St Nicolas, elle fut confiée aux Prémontrés de Clairfontaine, en Thiérache, venus s'installer à Villers-Cotterêts après la destruction de leur abbaye. Utilisée comme salpêtrière pendant la Révolution, l'église fut rendue au culte peu de temps avant qu'Alexandre Dumas y soit baptisé en 1802.
L'Hôtel de ville (depuis 1795), ancien logis abbatial des Prémontrés de Clairfontaine, fut édifié en 1763 par l'abbé Pierre Richard. Les deux pavillons et la grille en fer forgé furent ajoutés en 1860.
Joyau de la Renaissance où François 1er signa en août 1539 l'ordonnance dite de Villers-Cotterêts dont l'un des 192 articles en langaige maternel francoys et non aultrement tandis que d'autres jettent les bases de l'Etat-civil.
Remarquables escaliers droits à caissons sculptés et chapelle royale de style renaissance avec de belles fresques sculptées de salamandres et de "F" couronnés. Culture en 1760, 800 arp. de terres.
PISSELEUX (Commune rattachée à Villers-Cotterêts (02810) le 01/07/1971)
Pejor Lupus. - 208 habitants.
A un kilomètre à peine de Villers-Cotterêts, quelques habitations de Pisseleux touchent même à cette ville par les rues de Noue et de Largny.
Ce village était assez important autrefois, c’était une forte bourgade alors que Villers-Cotterêts n'était qu'une réunion de quelques pauvres hameaux.
La situation de Pisseleux en faisait la clef de la plaine, de la forêt et de la vallée d'automne. Il devait y avoir un château fortifié avec donjon, tour et tourelle.
Ce château, dit M. de Thury, appartenait à la maison d'Heilly dont faisait partie la célèbre duchesse d'Étampes, Anne de Pisseleux (p. 10, note 3). II ne faut pas confondre le château de Pisseleux avec le château de Noue qui, comme nous le verrons bientôt, appartenait à une autre famille, la famille de Noue.
Ce qui prouve l'ancienneté de Pisseleux, ce sont les découvertes qu'on y a faites, tant dans le village même que dans les alentours. Ainsi on a trouvé, il y a une trentaine d'années, des charpentes carbonisées, des fragments de tuiles romaines, des urnes, des vases, des poteries antiques.
On voit encore aujourd'hui, dans les bâtiments servant de ferme, des vestiges d'anciennes constructions "présentant un certain caractère de grandeur". (Histoire d'un chêne p. 10, note 3). Il est probable que le donjon de la famille d'Heilly s'élevait sur l'emplacement de la ferme actuelle.
A défaut de titres, toutes ces découvertes accorderaient à Pisseleux une origine au moins romaine, sinon gauloise. Ce qui vient confirmer cette assertion, c'est la présence de sépultures antiques constatée tout près des habitations.
En 1809, un ouragan qui éclata avec violence le 18 février arracha, au lieudit la Vente des Tombes, de grands arbres sous la racine desquels on a trouvé trois cercueils en pierre contenant les squelettes d'un homme, d'un enfant et d'une femme. Les recherches continuées ont amené la découverte de neuf autres sarcophages tous en pierre. Les plus grands de ces cercueils avaient environ 2 mètres de long, 40 centimètres de large à la tête et 20 aux pieds. Qu'en a-t-on fait? Ils ont sans doute été détruits maintenant.
Sous les fondations même de l'église de Pisseleux, on a encore trouvé un autre cercueil en pierre contenant un squelette. On a remarqué cette particularité que la mâchoire de ce squelette avait une dent en ivoire attachée avec un fil d'or. Ceci prouva que les fausses dents ne sont pas une invention nouvelle. Il nous est difficile d'assigner une date à ces sépultures que nous n'avons point vues et dont il ne reste aucun dessin ni aucune description.
A l’ endroit appelé en Bury, on a découvert des tuiles romaines à rebord, des poutres carbonisées et des vestiges de fondation. Il est fâcheux que les fouilles n'aient pas été faites ou au moins surveillées avec intelligence; peut-dire aurait-on été assez heureux pour en constater l'importance et préciser l'époque des sépultures et des antiquités découvertes.
Pisseleux était traversé par un chemin soumis au droit de péage, c'est-à-dire que chaque voyageur devait payer un droit pour traverser le pays. Ce droit existait du temps de Carlier, mais la révolution l'a entièrement supprimé.
Il existait, à l'endroit où se trouve aujourd'hui la place du village, une petite église dépendant du doyenné de Coyolles. Le pignon de la nef servait de clocher et contenait deux cloches. Le curé jouissait du tiers des dimes et de la totalité des novales.
Après 93, l'église a été rasée et les matériaux vendus. Depuis, Pisseleux est devenu une annexe spirituelle de Villers-Cotterêts. Le peu de population empêche d'y établir une école, et c'est encore Villers-Cotterêts qui reçoit dans ses établissements scolaires les jeunes enfants de Pisseleux.
Le duc d'Orléans, qui était seigneur suzerain, avait seul la haute, moyenne et basse justice. En 1783, les Seigneurs censiers étaient les Dames religieuses de Saint-Rémy, celles de la Congrégation de Soissons, et les héritiers de M. Daquet (Houiller, p. 330).
Pisseleux a deux dépendances importantes qui méritent chacune une mention particulière :
NOUE et BOURGFONTAINE.
NOUE - comprend la ferme et le château. La ferme fut, pense t’on, le premier château de Noue. Le château est tout près de la ferme, il est composé d'une enceinte fortifiée et d'un corps de logis séparé au milieu de la cour. Ce corps de logis est moderne.
L'enceinte est une construction du XVe et du XVIe siècle; les murs sont assez épais pour former au-dessus un chemin de ronde avec meurtrières. Plusieurs tourelles de distance en distance. La grande porte a un plafond voûté à arceaux; le dessus forme une espèce de donjon au milieu duquel on voit une petite fenêtre à croisillon en pierre, encadrée de pilastres. (Bullet. soc. Soiss. XVI, p. 193).
Ce château est le berceau de la famille de Noue, dont le nom figure d'une manière si distinguée dans les fastes des XI, XII et XIIIe siècles. On retrouve plus tard ce nom dans les époques les plus brillantes du Soissonnais et du Valois.
Valérien de Noue épousa le 23 janvier 1579 Nicole du Sart, fille de Anne du Sart de Thury-en-Valois, gentilhomme de la chambre de Henri III et gouverneur de Meaux.
Au XIXe siècle, une des descendantes de ces gentilshommes, Marie-Louise-Christine de Noue épousa, en 1825, le vicomte Héricart de Thury, conseiller d'État, directeur des travaux publics, inspecteur général des mines, président des Société royales d'agriculture et d'horticulture, auteur de savants ouvragés et notamment d'une brochure intitulée: "Histoire d'un chêne et de ses 14 enfants " dans laquelle nous puisons ces divers renseignements (p. 10, note 2).
Le château de Noue a été, il y a une quinzaine d'années, la résidence du fameux shérif Bou-Maza. C'est ici qu'il demeurait lorsque survint la guerre de Crimée; il demanda et obtint de partir pour l'armée du Caucase, mais nous ignorons complètement ce qu'il est devenu depuis ce temps.
BOURGFONTAINE qui n'est plus qu'une ferme aujourd'hui, était jadis une grande et belle chartreuse, toute enclavée au milieu de la forêt.
On l'appelait indifféremment Bonnefontaine, Barrefontaine, Bord-Fontaine, Fontaine ¬Notre Dame, à cause d'une fontaine qui a sa source entre Baisemont et Bourgfontaine. Le pape Eugène III, dans une bulle, nomma ce lieu Burfontancium.
Le premier possesseur connu de la terre de Bourgfontaine est Pierre de Busémont, ainsi nommé dans un titre de 1157. A cette époque, cette propriété consistait en une métairie, à coté de laquelle était une chapelle dédiée à la Vierge.
La même année, 1157, Pierre de Busémont et d'autres donnèrent au monastère du Lieu Restauré tout ce qu'ils possédaient sur Busémont, Bourgfontaine et Bois Saint-Christophe. Le monastère envoya aussitôt quelques frères convers afin de tirer tout le parti possible des biens donnés.
En 1315, Charles comte de Valois et Mahaut de Chatillon, sa troisième femme, ayant acquis la chapelle et un corps de logis attenant, y placent quelques religieux. Mais ce n'est en réalité que l'année suivante, que fut fondée la chartreuse. La charte de fondation est datée de Villers-Cotterêts, en 1316.
Les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem possédaient alors les bâtiments et les terres et devaient au comte de Valois une rente annuelle de 1,200 livres. Ce dernier leur proposa de les affranchir de la rente, s'ils voulaient lui abandonner les bâtiments et leurs dépendances. Les religieux acceptèrent et cet échange, soumis au pape Jean XXII, fut approuvé par une bulle de 1316. Aux biens était attaché un revenu de 600 livres qui fut compris dans l'échange: ce revenu suffisait pour entretenir alors 28 religieux.
Dés qu'il fut seul possesseur de tout le terrain, le comte s'occupa de faire construire les bâtiments nécessaires à l'observance de la règle de Saint-Bruno. On y travailla pendant neuf ans.
Enfin, lorsque les bâtiments furent à peu près terminés, et eurent la forme et l'étendue qu'ils avaient encore il y a 70 ans, le comte et la comtesse de Valois, par une nouvelle charte datée de Villers-Cotterêts en septembre 1325, confirmèrent la fondation de la chartreuse et toutes les donations qu'ils lui avaient faites.
Dans la première cour, on avait construit un corps de logis que le comte s'était réservé pour son usage et que le roi Philippe de Valois, son fils, fit terminer.
En 1329, ce corps de logis était achevé, puisque le roi vint l'occuper avec toute sa suite.
La distribution en était combinée de telle sorte, dit Carlier, que le prince pouvait assister aux offices des religieux sans être aperçu et sans causer par sa présence et celle de ses officiers aucun sujet de distraction aux pieux solitaires. Toute communication était interceptée, entre la première cour et les lieux claustraux de manière que le service du roi et les fonctions des officiers de sa maison ne pouvaient en aucune façon détourner les moines de l'observance de leur règle. Il arrivait souvent au roi de passer à Bourgfontaine des semaines entières, sans que, dans le couvent, on remarquât sa présence.
Philippe affectionnait particulièrement "sa chartreuse". En décembre 1329, il rend une ordonnance par laquelle il nomme les religieux, ses chapelains, et leur permet d'avoir un sergent pour contraindre les débiteurs du couvent à payer leurs dettes. L'année suivante, en octobre 1330, par des lettres expédiées de Villers-Cotterêts, le roi déclare prendre les chartreux de Bourgfontaine sous "sa garde et protection". En 1339, il leur accorde "en franche aumône" le droit de pêche dans la rivière d'Ourcq depuis Troesne jusqu'à Marolles.
Comme son père, le roi Jean fit à Bourgfontaine plusieurs voyages secrets. Par son ordonnance de septembre 1350, il confirme les religieux dans leurs possessions : en 1352, il les exempte de la juridiction du bailli du comte de Valois et ordonne qu'ils auraient leurs causes commises devant le Bailly royal de Senlis.
Pendant son exil en Angleterre, Jean leur accorda le droit de pacage dans la forêt de Retz.
La ferme de Bésemont qui était voisine de Bourgfontaine tentait fort les religieux, à force d'instance, ils en obtiennent la cession des prémontrés du Lieu Restauré, moyennant 12 muids de blé de rente. Cet acte fut réalisé 24 juillet 1394.
La chartreuse souffrit beaucoup des guerres civiles des XVe et XVIe siècles. Les Huguenots surtout lui causèrent de grands dégâts.
Sur la fin de 1567, les religionnaires ravageaient le Valois et les paysans des environs pour échapper aux massacres et sauvegarder leurs personnes et leurs objets précieux se réfugièrent à Bourgfontaine. Apprenant que les Huguenots, s’avançant vers La Ferté Milon, approchaient du monastère, les paysans s’apprêtent à la défense et se choisissent un commandant. A la première attaque, les réformés furent repoussés, mais bientôt ils se rallièrent dans l’espoir du butin, et par une feinte adroite, ils tombèrent vivement du coté le plus faible. Les paysans surpris furent culbutés et les soldats pénétrèrent dans l’enceinte, renversant tout sur leur passage. Le couvent et l’église furent pillés, saccagés ; ce qui ne pouvait s’enlever a été détruit.
Ce que l’on regretta le plus, ce fut une espèce de chasse, une petite boite de plomb, richement ornée de sculpture et soutenue par deux anges d’argent ; cette boite renfermait le cœur du roi Philippe de Valois. La soldatesque enleva les ornements d’argent et jeta au vent les cendres du cœur du roi. Et comme si ce n’était point assez de piller et de voler, ils tuèrent sans pitiés tous les religieux qu’ils rencontrèrent ? (Muldrac, p. 63 ; Carlier II, p.622).
Outre les premiers rois de la branche des Valois, la chartreuse de Bourgfontaine reçut plusieurs hommes célèbres. Le plus connu est Nicolas de Clémangis qui fut secrétaire de l’antipape Benoit XIII, recteur de l’Université de Paris en 1393. Persécuté par ses ennemis, il prit le parti de quitter le monde et de se retirer à la Chartreuse pour échapper aux poursuites de ses persécuteurs.
Cette chartreuse était, si l’on en croit dom Martenne (voyage littéraire) cité par Carlier, l’une des plus spacieuses de France ; L’enclos tout entouré de murs était très étendu. Les lieux réguliers consistaient dans une suite de cellules distribuées autour d’un cloitre. Tous les bâtiments étaient vastes et commodes. L’église, sans être aussi belle que celle de Longpont, était cependant encore assez remarquable. Les lambris et les stalles du choeur étaient justement admirés des connaisseurs.
Depuis, la révolution, est venue renverser tout cela. Une partie de ces beautés a été détruite entièrement, une autre partie a servi à décorer l'église de Villers-Cotterêts; le maître-autel est aujourd'hui à l'institution St - Charles de Chauny. La belle chartreuse a été vendue comme propriété nationale et les 30 religieux profès et les 10 frères convers ont dut quitter l'habit de St Bruno et se disperser dans le monde.
Ce n'est plus maintenant qu'une ferme, et de l'antique couvent, il ne reste plus que les murs d'enceinte et la porte d'entrée avec ses meurtrières et ses mâchicoulis. Dans l'intérieur, on voit encore le pignon et quelques parties de l'église, l'entrée de vastes souterrains, et quelques bâtiments de l'ancien cloître qui ont conservé leur cachet antique.
 
 
Sources : Dictionnaire Historique de Melleville, Pages jaunes, Wikipédia.
INSEE
Villers Cotterêts et ses environs par Alexandre Michaux 1988
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